Arrestation de l’avocate Tunisienne Sonia DAHMANI: La corporation crie à l’arbitraire et les ONG des droits humains condamnent

Sonia-DAHMANI

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L’avocate et chroniqueuse Sonia DAHMANI a passé la nuit du lundi 13 mai 2024, à la prison de la Manouba, à Tunis, suite à l’émission d’un mandat de dépôt par la juge d’instruction du bureau 29.

Cette dernière, poursuivie après des propos sarcastiques sur la Tunisie, a été brutalement arrêtée par la police le samedi 11 mai 2024 dans la “Maison de l’avocat” de Tunis où elle avait trouvé refuge. Connue pour ses critiques vis-à-vis du régime, elle est une nouvelle victime du resserrement de la liberté d’expression, affirment ses collègues et autres défenseurs des droits humains et de la démocratie en Tunisie.

Le samedi 11 mai au soir à Tunis des policiers sont entrés dans “la Maison de l’avocat” où elle avait trouvé refuge. Son interpellation musclée a été filmée par France 24 en plein duplex. Les journalistes de la chaîne d’information en continu étaient sur place pour couvrir le mouvement de soutien à l’avocate. Sous pression des forces de l’ordre, ils ont arrêté leur direct. Tout est parti de propos ironiques sur la Tunisie tenus le mardi précédent par Sonia DAHMANI, également chroniqueuse pour la radio IFM.

« De quel pays extraordinaire parle-t-on ? », avait-elle lancé en réaction à l’affirmation selon laquelle des migrants subsahariens cherchaient à s’installer en Tunisie.

La chaîne publique d’information France 24 a fermement condamné « cette entrave à la liberté de la presse et cette intervention brutale et intimidante des forces de l’ordre empêchant ses journalistes d’exercer leur métier ».

Sonia DAHMANI est poursuivie pour atteinte à la sûreté publique et incitation à la haine, en vertu d’un décret promulgué par le président tunisien Kaïs SAÏED en 2022, jugé liberticide par l’opposition.

Ces dernières années, la politique de l’exécutif s’est considérablement durcie. En un an et demi, plus de 60 personnes ont été arrêtées dans le pays pour des motifs politiques. Plusieurs réactions ont été enregistrées aussi bien en Tunisie qu’en dehors : les avocats tunisiens, dont l’un d’eux, un homme, a été arrêté ce 13 mai 2024, crient à l’arbitraire tandis que les ONG de défense des droits humains condamnent ce qu’elles qualifient de comportement anti Démocratique.

Grâce NGOMA

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