Mariée de force à son cousin : Une jeune iranienne a été décapitée par son mari

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L’Iran est il un enfer pour les femmes ? La question mérite d’être posée.

Une jeune iranienne de 17 ans mariée de force à son cousin à l’âge de 15 ans a été décapitée le week-end du 5 au 6 février 2022 par son mari cousin.

L’information dramatique a été rendue publique cette semaine par un média français.

Mona Heydari, c’est son nom, a été décapitée par son cousin-époux et le frère de celui-ci, après que ce dernier l’ait soupçonnée d’avoir une relation amoureuse avec un réfugié syrien rencontré sur Instagram.

Ce meurtre a fait bouger la toile  après la diffusion sur youtube notamment d’une vidéo atroce montrant le mari de Mona marcher dans la rue et tenir la tête de son épouse d’une main, et un grand couteau de l’autre.

Le nom de Mona Heydari alimente la longue liste des victimes de « crimes d’honneur » en Iran. La jeune femme de 17 ans a été décapitée à Ahvaz, capitale d’une province au sud-ouest du pays, selon l’agence de presse iranienne Rokna.

Mona Heydari laisse derrière elle un garçon en bas âge. Mariée de force, cette dernière était victime de violences conjugales, selon le Women’s Committee NCRI, un comité de défense des femmes iraniennes.

« Chaque fois qu’elle demandait le divorce, sa famille la persuadait de rentrer chez elle et de continuer à vivre avec son mari pour le bien de son enfant », rapporte l’organisation.

Selon les mêmes sources, Mona Heydari avait fui six mois en Turquie, avant de revenir. Son père et son oncle étaient aller la chercher là-bas. Lorsqu’ils l’ont retrouvée, ils lui ont promis une vie en sécurité à son retour. Seule et sans ressource, la jeune femme s’est laissée convaincre. Mais la promesse ne sera jamais tenue. À son retour, Mona est assassinée par son époux et le frère de celui-ci.

Selon un journaliste iranien, qui cite une source proche de la famille, l’adolescente aurait rencontré un Syrien réfugié en Turquie via Instagram. Un prétexte qui aurait justifié le « crime d’honneur » aux yeux de son meurtrier-mari. Ce dernier et son frère sont en état d’arrestation, dans l’attente d’une procédure judiciaire.

Mais selon plusieurs analystes, leur condamnation est loin d’être faisable car l’Iran autorise un père, un frère ou un oncle à tuer en toute légalité une femme infidèle ou un enfant homosexuel pour «laver » l’honneur de la famille.

Ces crimes sont plus répandus en zones rurales, figées dans une structure patriarcale archaïque. Dans quelques cas particuliers, la loi prévoit une peine maximale de cinq ans de prison seulement.

Dave Ngonde

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