‹‹ Le travail d’activiste des droits humains n’est pas si dangereux pour les femmes ››, affirme Caroline Norah PINDI

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Problématique du travail d’activiste des droits humains en RDC. Est-il un métier dangereux pour les femmes?

L’activiste congolaise Caroline Norah PINDI, interrogée à ce sujet, affirme que ce métier n’est pas si dangereux pour les femmes comme le pense le commun des mortels :

« le métier d’activiste n’est pas dangereux comme on peut l’imaginer c’est juste que les gens n’aiment pas les personnes qui nagent à contre-courant , c’est-à-dire les personnes qui dénoncent les injustices, les inégalités. Les personnes qui sont dans le faux n’aiment pas les gens qui viennent briser les codes qui ont été longtemps été établis par rapport à un genre c’est-à-dire que les avantages étaient plus pour les hommes que l’homme était patriarcal, le tout puissant et la femme est inférieure à l’homme et tout ce qui se rapporte à l’homme est supérieur à tout ce qui se rapporte à la femme. Nous, nous venons briser ces croyances car c’est ce qui alimente les violences faites à la femme ››, a-t-elle dit.

Pour Caroline Norah PINDI si l’homme est violent chez la femme c’est parce qu’on lui a attribué cette supériorité, tellement qu’il se sent supérieur à la femme il pense qu’il peut tout prendre sans négocier : 

‹‹ Aujourd’hui on peut penser que l’activisme est dangereux parce qu’il ya des hommes qui s’insurgent contre les féministes alors que ce n’est pas un métier dangereux. Les féministes ne tuent pas mais c’est plutôt les machistes qui tuent », a-t-elle dit.

Caroline PINDI ajoute que les difficultés dans ce métier sont, pouvoir convaincre une certaine catégorie des personnes et aussi les finances, car pour sensibiliser il faut des moyens financiers parce qu’il faut descendre jusqu’au fin fond dans des endroits très reculés, mettre en place une certaine logistique et garder un peu d’argent pour offrir à manger donc cela demande des moyens pour mettre en place certaines choses:

‹‹ C’est pourquoi j’ai toujours demandé l’aide du gouvernement ››, a-t-elle dit.

Cette activiste ne s’est pas arrêtée là, elle a également donné l’impact positif de ce métier dans la société congolaise et a conseillé les jeunes filles qui hésitent de le faire, à s’y lancer :

« L’impact positif c’est qu’il y a de plus en plus des femmes qui dénoncent les violences qu’elles subissent, les femmes peuvent voter alors qu’avant c’était pas le cas et les femmes ont droit à l’université. Avec le travail d’activiste, de féministes on a pu obtenir gain de cause. Aujourd’hui en RDC grâce à madame Marie Ange LUKIANA qui a fait voter une loi pour abolir l’autorisation marital nous avons des femmes épanouies qui avant ne travaillaient pas donc ce sont des avancés très significatifs et nous devons évoluer dans ce sens parce que nous savons que nous allons obtenir gain de cause. Je demande aux jeunes filles de ne pas hésiter parce que ce que nous faisons est un métier noble, travailler pour les autres pour qu’ils obtiennent justice est un métier noble et très gratifiant parce que grâce à toi une vie a été changé. J’appelle toute ces filles ainsi que d’autres que j’encadre à ne pas avoir peur, à prendre les choses en mains parce que c’est elles l’avenir du pays », a dit Caroline Norah PINDI.

La plupart des grandes personnes qui ont changé ce monde et qui ont marqué l’Histoire sont des personnes qui ont nagé à contre-courant, a-t-elle conclu.

Pretty Nzazi

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