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Sous représentativité des femmes aux instances sportives en RDC : ‹‹ Le problème est d’abord culturel ››, estime Olivier Pengongo

En République Démocratique du Congo, le paysage sportif semble plus masculin que féminin. Le constat est visible notamment dans les instances sportives où se prennent les grandes décisions.

Pour en savoir plus, la rédaction de POURELLE.INFO a interrogé Olivier Pengongo, analyste sportif indépendant.

Ce dernier indique que la présence des femmes est minime et donne les noms de celles qui occupent des postes de responsabilité au sein de différentes structures et clubs.

POURELLE.INFO : Olivier Pengongo y’a-t-il des femmes dans des organes décisionnels sportifs en RDC ?

Olivier Pengongo : Je dirais oui. Les femmes sont bel et bien présentes dans les instances sportives congolaises. Il ya notamment Olive Kiloha vice-présidente de la Commission nationale de Football féminin, Anièce Mumbenga dans le football, sans oublier Bestine Kazadi, présidente du célèbre Club de football As Vita Club. Ce sont les 3 femmes qui pèsent et occupent des grands postes des responsabilités dans ce secteur. A côté d’elles, il y a également madame Chalwe, qui vient de tirer sa révérence. Cette dernière était remarquable dans la fédération congolaise de lutte où elle a fait rêver avec ses initiatives et son management.

PI : Ne voyez vous pas qu’elles ne sont pas nombreuses à occuper ses postes, pourquoi ?

OP : Justement le constat fait par POURELLE.INFO est vrai, le nombre des femmes au sein des instances sportives est vraiment minime par rapport aux hommes.
Les raisons se basent à mon avis sur deux aspects. Il y a d’abord l’aspect culturel. Ici quand on parle sport, on voit plus les hommes que les femmes. Ces dernières ne s’intéressent pas assez au sport et on ne va pas non plus les forcer. Cela se voit même dans les universités, quand on demande à une femme d’aller faire du sport, elle boude et répond que c’est réservé aux hommes. Ceci réduit donc le nombre des femmes dans la pratique même du sport malheureusement.

Le second aspect, est le manque d’infrastructures appropriés pouvant pousser ces femmes à pratiquer le sport. Et dans la gestion c’est pire. Pour qu’une femme puisse gérer une instance sportive, elle doit être poussée par un homme. C’est un peu rose dans l’arbitrage où on voit quand même les femmes venir elles mêmes. Il y en a même deux qui sont des arbitres de haut niveau.

PI : Que faire pour changer la donne puisse qu’il y a quand même des femmes compétentes ?

OP : Les femmes ont des compétences pour assurer dans les instances sportives, car, lorsqu’on veut on peut dit-on. Les femmes qui s’investissent réellement dans les instances sportives excellent rapidement.
J’estime qu’Il y a de la place dans la gestion et dans la pratique du sport pour les femmes. Il faut les sensibiliser dans ce sens, les informer. il faut une campagne pour leur faire comprendre qu’elles ont un rôle à jouer dans ce secteur.

En général, les femmes ont peur de transpirer, il faut peut-être leur montrer celles qui ont réussi dans ce domaine, cela peut les booster.
J’encourage par ailleurs l’initiative de la FECOFA qui feminise son administration.

Dave Ngonde

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