L’année 2025 a été marquée par de graves crises sanitaires en République démocratique du Congo, touchant des milliers de familles. Choléra, Ebola, paludisme et fragilité des systèmes de santé ont placé les femmes au cœur de la riposte, tant comme victimes que comme actrices de changement.

Choléra : les femmes en première ligne
L’épidémie de choléra a enregistré 64 000 cas et près de 1 900 décès dans 17 provinces. Les femmes, responsables de la gestion de l’eau et de la préparation des repas, ont été particulièrement exposées. Elles ont dû soigner les enfants malades tout en maintenant leurs activités domestiques, portant une lourde charge au quotidien.
Ebola : un rôle clé dans la riposte

En septembre 2025, une flambée d’Ebola a été déclarée dans le Kasaï. Les femmes agents de santé communautaire et bénévoles ont été au centre de la sensibilisation, de la prévention et du suivi des cas, contribuant à limiter la propagation du virus. Leur engagement a été déterminant pour la maîtrise de l’épidémie.
Systèmes de santé fragiles : un impact direct sur les mères
Dans le Nord et Sud-Kivu, le manque de personnel et de médicaments a limité l’accès aux soins prénataux et à la maternité, exposant mères et nourrissons à des risques élevés. Ces défaillances rappellent l’urgence de renforcer les infrastructures sanitaires, notamment dans les zones en conflit.
Maladies endémiques et charge domestique accrue
Les flambées du paludisme et autres infections ont intensifié la charge des femmes, premières soignantes au sein des foyers, tout en poursuivant leurs activités économiques et familiales.
Résilience féminine et initiatives locales

Malgré ces défis, les femmes ont été au cœur des solutions locales : Sensibilisation à l’hygiène et à l’assainissement, Organisation de groupes de soutien pour les familles malades et Participation active aux campagnes de vaccination et de prévention.
En résumé, 2025 a été une année où les femmes en RDC ont été à la fois vulnérables et essentielles. Victimes des crises sanitaires, elles ont aussi été des piliers de résilience communautaire, contribuant activement à la prévention et à la gestion des maladies.
Germaine BAKAMBANA
