La journée dédiée à l’enfant africain a été célébrée ce mardi 16 juin 2020 dans un contexte particulier marqué par la maladie à coronavirus qui menace plusieurs nations du monde.
A Kinshasa , le réseau des encadreurs pour l’initiation de la participation des enfants (REIPE) et les enfants reporters de l’Unicef ont cours d’un point de presse ce même jour au siège du réseau des journalistes amis de l’enfant (RJAE), selon le respect des mesures d’hygiène édictées par les autorités sanitaires.
Le gouvernement appelé à la prise des mesures efficaces pour l’atténuer les tendances négatives qui s’observent en matière des droits de l’enfant et qui risquent d’annihiler les avancées déjà enregistrées et aussi éloigner le pays de l’agenda 2030, celui de la réalisation des 17 Objectifs du Développement Durable qui doit impérativement être atteints pour ces derniers puisse jouir pleinement de tous leurs droits.

Cette année, la journée a été célébrée sous le thème : » l’ impact de la COVID-19 sur l’application des droits de l’enfant en République Démocratique du Congo »
La riposte contre la COVID-19 doit permettre aux enfants de bâtir un avenir meilleur. A cet effet, les et les autres sont invités à multiplier les efforts et aussi à se tenir main dans la main pour ralentir la propagation de cette pandémie. Mais aussi et surtout de réduire au maximum les incidences socio-économiques de la COVID-19 sur les enfants.
Les enfants reporters de l’Unicef saluent l’initiative du ministre de l’enseignement primaire, secondaire et technique de la mise en place de la classe télévisée pendant cette période où toutes les écoles sont fermées suite à cette crise sanitaire. Mais ils estiment que cela ne s’adaptent pas avec la réalité congolaise.
Pour Kethia Passou Enfant Reporter révèle que tous les enfants ne participent pas à ce programme de l’enseignement à distance suite aux différents problèmes liés à la société entre autre l’accès à l’électricité et aussi à l’internet. Tout en ajoutant qu’avec la classe télévisée il n’y a pas l’interaction entre le professeur et les élèves.
De son côté, Aristote Mampuya président du comité urbain des enfants, le système éducatif actuel l’attention n’est pas consacré sur l’enseignant mais plutôt à celui qui reçoit la matière. Et cela ne contribue pas à l’éducation de qualité qui est un droit pour tout enfant.
Journée de l’enfant africain, la date est une occasion pour les enfants de faire leurs propres plaidoiries. Ils plaident pour l’intégration de Lingala dans le manuel scolaire. Et aussi ils rappellent aux décideurs que cette année c’est l’année du 30 anniversaire de la charte africaine des droits et bien être de l’enfant et qu’ils sont interpellés à évaluer la situation de l’enfant depuis la ratification de la RDC.
Cependant, une minute de silence a été observé en mémoire des écoliers de Soweto en Afrique du Sud, qui ont versés leurs sangs pour protester contre l’éducation de mauvaise qualité qu’ils recevaient.
Herman Tumpa
