Un drame révoltant suscite l’indignation dans la ville de Kinshasa. Une mère de famille, dont la fillette de 4 ans aurait été victime de violences sexuelles, a été arrêtée alors qu’elle cherchait à obtenir justice pour son enfant. Ce retournement choquant met en lumière les pressions, l’intimidation et l’instrumentalisation de la justice subies par certaines familles de victimes.
Tout commence un soir, lorsque la maman veut laver sa fillette. L’enfant refuse et explique qu’elle a mal, confiant que c’est un voisin, appelé Séraphin, qui l’a agressée sexuellement. La mère porte plainte à la police, mais l’homme avait déjà fui.
Sous le choc, la mère se rend chez la famille du suspect. Le grand frère du présumé violeur, nommé Muamba Espérant, enseignant, tente de la calmer. Quelques jours plus tard, la mère aperçoit le présumé violeur chez eux. Elle appelle la police, qui se rend sur place. Mais le responsable du jeune homme refuse catégoriquement de le livrer. Faute de mandat de perquisition, les agents repartent sans intervenir.
Au lieu de recevoir soutien et protection, la mère subit harcèlement et pressions de la part des proches du suspect, qui l’exhortent à abandonner sa plainte pour « préserver la paix de voisinage ». Pire, le frère du présumé violeur, usant de ses relations, porté plainte contre elle pour un prétendu vol d’argent et de biens matériels, avec des montants qui changent à chaque audition.
À ce jour, la mère est toujours en détention, alors qu’elle ne cherchait qu’à faire respecter les droits de son enfant.
L’alerte a été lancée via les réseaux sociaux précisément à travers de groupe whatsapp par un membre de la famille de la victime qui demande justice.
La famille de la victime appelle les autorités à agir rapidement. La nouvelle Ministre du Genre, Famille et Enfant est particulièrement invitée à se saisir de ce dossier, conformément aux engagements du Président Félix TSHISEKEDI dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre. Mais aussi pour le respect des droits des enfants.
Germaine BAKAMBANA
