Après quatre jours passés en détention à l’Auditorat général de la Gombe, la mère de la fillette de 4 ans victime de viol à Kinshasa a enfin recouvré la liberté. Sa libération est intervenue mardi soir, à la suite d’une décision ferme du Général Likulia, Auditeur général des FARDC.
La mère était poursuivie à la suite d’une plainte déposée par le grand frère du présumé violeur, qui l’accusait d’avoir incité des policiers à voler de l’argent et des biens dans sa maison. Des accusations jugées floues et changeantes, ayant contribué à la confusion autour de cette affaire.

Le Général Likulia a finalement tranché en faveur de la mère, qui n’a plus à se présenter devant l’auditorat. Elle est désormais libre de se consacrer au suivi du dossier de viol concernant sa fille, sans entraves.
Cette décision corrige une situation largement dénoncée comme anormale par plusieurs observateurs, rappelant qu’en tant que civile, la mère ne pouvait en aucun cas relever d’une juridiction militaire.
Par ailleurs, de nombreuses voix insistent sur le fait que l’affaire du viol d’une enfant de 4 ans devrait logiquement relever du Tribunal pour enfants, et non du Tribunal de Grande Instance, comme c’est le cas actuellement.
Cette libération constitue un pas vers la justice, mais met également en lumière les failles persistantes du système judiciaire congolais, notamment lorsqu’il s’agit de protéger les victimes les plus vulnérables.
Germaine BAKAMBANA
