À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée ce 28 mai, la Fondation Ultime Espoir a organisé une table ronde consacrée au thème : « Briser les barrières de la précarité menstruelle ».
Parmi les intervenantes figurait Julie NSUELE, Présidente et initiatrice de la Fondation Grâce à Ma Mère (GRAME). Elle a livré un plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en charge des défis liés à l’hygiène menstruelle en République démocratique du Congo.

Organisée sous l’impulsion de Solange KABENGELE, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes et de la santé reproductive.

En sa qualité de Présidente de la Fondation GRAME et de mentore de l’Académie de Leadership Féminin sous l’égide de l’UNFPA-RDC, Julie NSUELE a articulé son intervention autour de trois axes majeurs.
Le premier concerne l’adoption d’une loi-cadre sur l’hygiène menstruelle.

Selon elle, un cadre légal approprié permettrait de lutter efficacement contre les stéréotypes et la stigmatisation dont sont encore victimes de nombreuses femmes et jeunes filles, tout en facilitant l’accès aux protections hygiéniques. Elle a rappelé que les menstruations constituent une réalité biologique naturelle et ne devraient jamais être une source d’exclusion sociale.

Le deuxième axe a porté sur la nécessité de promouvoir la production locale de serviettes hygiéniques réutilisables. Julie NSUELE a évoqué des situations particulièrement préoccupantes observées dans certaines zones périphériques de Kinshasa, où des femmes sont contraintes d’utiliser des moyens rudimentaires et inadaptés pour gérer leur période menstruelle. Face au coût des serviettes jetables, souvent hors de portée pour les ménages les plus vulnérables, elle estime que les protections réutilisables constituent une alternative durable, économique et accessible.

Enfin, la Présidente de la Fondation GRAME a insisté sur l’importance de la sensibilisation et de la formation. Pour elle, la lutte contre la précarité menstruelle passe également par l’éducation des adolescentes et des femmes sur les bonnes pratiques d’hygiène menstruelle et la santé reproductive. Elle a ainsi appelé les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile à renforcer les programmes de sensibilisation et d’accompagnement.

À travers cette intervention, Julie NSUELE a réaffirmé son engagement en faveur de la dignité, de la santé et de l’autonomisation des femmes congolaises, tout en appelant à une mobilisation collective pour faire de l’hygiène menstruelle une véritable question de santé publique et de justice sociale.

MMK
