Représentant l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, la rapporteure adjointe Clotilde MUTITA KALUNGA a pris part à la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Organisée à Accra, au Ghana, du 3 au 6 juin 2026, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du continent autour des enjeux liés à la famille, à la gouvernance et à la santé publique.

Une rencontre continentale autour des valeurs et de la souveraineté
Plus de 300 participants venus d’une trentaine de pays africains ont pris part à ces assises qui ont rassemblé parlementaires, experts, responsables religieux, représentants de la société civile et décideurs politiques.
Les travaux ont porté sur plusieurs thématiques stratégiques pour l’avenir du continent, notamment la préservation des valeurs familiales africaines, le renforcement de la souveraineté des États, la sécurité alimentaire, la gouvernance numérique ainsi que le développement de la jeunesse.
Clotilde MUTITA KALUNGA, rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale, y’a a été mandatée par le président de la Chambre basse, Aimé BOJI SANGARA BAMANYIRE.

La RDC plaide pour une coopération parlementaire renforcée
Placée sous le thème « Consolider le consensus parlementaire : faire avancer la Charte africaine sur les valeurs familiales et la souveraineté », la conférence a servi de plateforme d’échanges sur les réponses à apporter aux défis communs auxquels fait face l’Afrique.
Dans son intervention, Clotilde MUTITA a insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue et la coopération entre les parlements africains. Selon elle, les défis liés au développement, à la stabilité sociale et à la souveraineté exigent des approches concertées entre les États du continent.

La députée nationale a également réaffirmé l’attachement de la RDC aux principes de solidarité, de cohésion familiale et de souveraineté nationale, tout en soulignant l’importance d’une action collective pour préserver les valeurs africaines dans un contexte mondial en constante évolution.
La souveraineté sanitaire au cœur des débats
Intervenant lors du panel consacré à la souveraineté sanitaire, l’élue de Lubumbashi a mis en avant l’expérience congolaise dans la gestion des crises sanitaires. Elle a notamment évoqué les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19 ainsi que les efforts menés par les autorités congolaises dans la lutte contre les différentes épidémies d’Ebola enregistrées dans le pays au cours des dernières années.
Pour Clotilde MUTITA, les défis sanitaires auxquels est confrontée l’Afrique nécessitent un renforcement de la coopération régionale afin de garantir une réponse plus efficace face aux urgences de santé publique.

Un appel à la solidarité africaine
Profitant de cette tribune continentale, la représentante de l’Assemblée nationale congolaise a lancé un appel à une plus grande solidarité entre les pays africains face aux crises sanitaires. Elle a estimé qu’aucun État ne devrait être laissé seul face aux épidémies ou aux défis de santé publique, plaidant pour la mise en place de mécanismes de coopération plus efficaces en matière de prévention, de recherche et de réponse aux urgences sanitaires.
Vers l’adoption d’une Charte africaine sur les valeurs et la souveraineté

Selon les organisateurs, la rencontre d’Accra s’inscrit dans la continuité du processus de consultation lancé lors de la conférence d’Entebbe, en Ouganda, en 2025. À l’issue des travaux, les participants ont appelé au renforcement de l’unité des parlements africains et à la poursuite des démarches devant aboutir à l’adoption d’une Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Le document devrait, à terme, être soumis à l’examen des gouvernements et des chefs d’État de l’Union africaine.
MMK
