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Petits métiers à Kinshasa : Zoom sur Christelle Lutondo, vendeuse de cannes à sucre

Nous l’avons rencontrée à Kinshasa, un jour ensoleillé en fin du mois de mai 2021, pendant l’exercice de son activité commerciale. Elle c’est Christelle Lutondo, ou maman Christelle pour ses proches.

Il n’y a pas de sots métiers mais il n’y a que de sots gens dit-on. Cette Maxime se confirme dans les propos de Christelle Lutondo, vendeuse ambulante de cannes à sucre à Kinshasa. Celle-ci a bien voulu parler de son métier aux reporters de Pourelle.info qui l’ont rencontrés.

‹‹ Cela fait 2 ans que je suis dans cette activité de vente de cannes à sucre. Je le fais parce que que j’ai cherché du travail mais je n’ai pas trouvé. Et pour éviter l’oisiveté et le manque d’argent, j’ai décidé de me lancer dans cette activité pour nourrir mes enfants et les scolariser ››, explique-t-elle.

Christelle Lutondo, qui élève seule ses enfants ( leur papa serait en voyage selon ses dires ) raconte qu’elle s’approvisionne au marché Gambela, situé dans la commune de Kasa Vubu à Kinshasa. C’est dans ce lieu de négoce qu’elle achète ses cannes à sucre en gros, au prix de 50.000fc ( 25 USD ) avant de les revendre en détails dans les rues de Kinshasa. Ses prix vont de 500 à 100 Franc Congolais.
Pour chaque client qui le désire, Christelle découpe la canne à sucre après l’avoir épluché afin que la dégustation soit plus facile.
Respectueuse de l’environnement, Christelle Lutondo a toujours son pagner pour récupérer les déchets de ses clients.

Pour ce qui est du bénéfice elle dit ‹‹ se retrouver ›› quand même, selon que les journées se présentent et sous la grâce qu’elle obtient de Dieu.

Quant aux difficultés rencontrées dans ce métier, Christelle Lutondo nous répond que le plus dure pour elle dans cette activité est le poids de la bassine de cannes à sucre qu’elle transporte quotidiennement sur la tête pendant des heures et des longues distances.

‹‹ Parfois certains clients ou clientes ont de la peine pour moi et me demandent de déposer ma bassine, entre temps ils achètent en grande quantité ››, raconte-t-elle.

Néanmoins, Christelle Lutondo conseille aux femmes oisives de se lancer dans cette activité, ou une autre, du moins celles qui le voudront bien, car cela permet de se faire de l’argent par une voie licite. Et aux autorités compétentes du pays, notamment au ministère de l’économie, elle demande d’agir de façon à ce que le prix de gros de ces cannes à sucre vendus au marché Gambela en provenant de la province du Kongo Central, baisse afin que son bénéfice augmente.

Christelle Lutondo, habitant le quartier Camp Luka dans la commune de Ngaliema, a terminé cet entretien par un remerciement à l’endroit de Pourelle.Info, le premier média dédié aux femmes en RDC, pour l’intérêt porté sur elle.

Dave Ngonde

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