« L’indépendance d’entreprendre par une femme mariée n’est plus à négocier », dixit Bernis Mayamona

La femme mariée, doit-elle se battre ou négocier pour jouir de la loi concernant l’entrepreneuriat ? La rédaction du média des femmes a posé la question à Bernis Mayamona, jeune femme mariée, avocate et coordonnatrice de la “Fondation Bernis Mayamona”, FBM en sigle. Pour elle, la société d’antan, la femme avait des limites qu’elle ne pouvait point franchir, elle vivait dans un mode renfermé où elle ne pouvait pas déployer ses ailes car étant complètement dépendante de l’homme. Mais de nos jours, avec l’évolution des sociétés modernes et l’émancipation de la femme, une femme mariée ne doit pas négocier son indépendance financière car elle n’a pas besoin de l’autorisation maritale pour travailler ou entreprendre :

‹‹ Les textes légales sur le droit de la femme et la parité ont promu la concertation et la protection mutuelle en lieu et place de l’autorisation maritale, article 40 de la constitution. La femme doit se concerter avec son mari ou en parler avec la famille mais en cas de refus de la part de l’homme, la femme peut aller vers les juridictions compétentes car même la loi OHADA a rendu la femme mariée capable d’exercer toutes les  professions ››, a dit Bernis Mayamona.

Celle-ci  n’accepte pas le cas où, le mari s’impose et dit non à la femme qui veut entreprendre, cette dernière voulant rester soumise à l’homme, accepte ne pas entreprendre pour conserver son mariage. « Ce n’est pas juste » a laissé entendre Bernis Mayamona.

‹‹ Cette situation est fréquente parce que les femmes ne connaissent pas leurs droits et nos familles congolaises encouragent cela pourtant la loi reconnaît que la femme a le droit de travailler au même titre que l’homme, elle a le droit de gagner le même salaire qu’un homme, en utilisant ses compétences. Quand on cherche à lui mettre des garde-fous, elle peut porter plainte et revendiquer ses droits ››, renseigne Bernis Mayamona.

Pour cette avocate, le manque de prise de conscience de la femme au sujet de ses droits est le facteur qui la met dans une position de faiblesse dans la société tant moderne que traditionnelle. D’où, elle doit avoir pleine connaissance de ces dispositions légales, les exercer afin de ne pas être trompée ou brimée.

Précieuse Boyo

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