La capitale congolaise est depuis quelques jours l’épicentre de la résurgence du choléra en République démocratique du Congo. Sur les 35 zones de santé que compte la ville-province de Kinshasa, 25 sont gravement touchées par l’épidémie. C’est ce qu’a confirmé le président Félix TSHISEKEDI lors du 50ᵉ Conseil des ministres, tenu le 4 juillet 2025.

Le bilan est alarmant, en une seule semaine du 23 au 29 juin 2025, quatre nouvelles zones ont été contaminées. Les quartiers les plus vulnérables, déjà affaiblis par les récentes inondations d’avril à juin, sont les plus exposés. Ces intempéries ont causé d’importants dégâts aux systèmes d’assainissement et à l’accès à l’eau potable, tout en forçant des milliers de personnes à vivre dans des conditions précaires.

La situation devient critique dans les camps de sinistrés, où les infrastructures sanitaires sont insuffisantes face à l’ampleur de la crise. Le risque d’une épidémie généralisée est désormais bien réel.

Pour faire face à cette urgence, le chef de l’État a ordonné une série d’actions immédiates :
- activation du plan de contingence ;
⁃ envoi d’équipes médicales mobiles ;
⁃ désinfection des lieux publics ;
⁃ distribution d’eau potable et de kits d’hygiène ;
⁃ et intensification des campagnes de sensibilisation.
Il sied de rappeler que, le choléra, mais aussi le MPOX, connaissent une hausse notable dans le Grand Congo, mettant ainsi à l’épreuve le système de santé national.
Germaine BAKAMBANA
