Cadastre Minier-Affaire Chantal Bashizi : Les activistes des droits des femmes exigent la remise et reprise

La représentativité des femmes dans les entreprises de l’Etat demeure un casse-tête pour les féministes. L’installation de Chantal Bashizi désignée Directrice Générale au Cadastre Minier (CAMI ) depuis 2018 traîne à se matérialiser sans raison valable.

Cette situation préoccupe les organisations féminines qui crient à la violation de l’article 14 de la constitution de la RDC et au non respect de la résolution 1325 des Nations-Unies.

Ces organisations se sont ainsi réunies à Kinshasa le 23 juin face à la presse, composée en majorité d’hommes. Au nombre de 6, représentant chacune une organisation, ces femmes ont exprimé leur mécontentement dans la gestion machiavélique de la prise officielle de fonctions de la nouvelle DG du Cadastre Minier ( CAMI ), nommée depuis décembre 2018 sous le premier ministre de l’époque Bruno Tshibala. Celle-ci n’a reçu sa notification qu’il y a quelques jours grâce à la nouvelle ministre des mines, Antoinette Nsamba.

Ces femmes s’interrogent sur ce retard, alors que l’ancien ministre des mines Kabwelulu avait reçu les copies conformes de 5 ordonnances pour notification aux impétrants dont 4 hommes et une femme. Les 4 mandataires, tous hommes, ont curieusement été déjà installés dans leurs fonctions mais pas Chantal Bashizi à la tête du CAMI.
‹‹ Nous voyons en cela une discrimination envers la femme ››, ont-elles dit.

À en croire la déclaration lue par Mignonne Mbombo, membre du consortium, le nouveau report de la remise et reprise au 2 juillet prochain pousse à se poser des questions. Cette situation pourrait, selon elle, mettre en mal l’avenir du CAMI, structure importante de la gestion du secteur minier de la RDC. Madame Mbombo a fait savoir que Chantal Bashizi a occupé la fonction de vice-présidente de la commission gouvernementale chargée de révision du Code Minier. La laisser mettre en œuvre les modifications qu’elle a eu personnellement à intégrer dans ce nouveau code serait un coup de pouce dans le secteur minier.

En conclusion, ces organisations féminines pour les droits des femmes et les ressources naturelles exigent que la date de remise et reprise entre les deux directeurs tél qu’indiquée par le premier ministre Sama Lukonde, ne connaisse plus aucun report.

Dave Ngonde

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