À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, un rapport publié par le ministère de l’Education Nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC) révèle qu’en 2025, près de 30 % des adultes en République démocratique du Congo restent encore confrontés à l’analphabétisme. Le pays affiche un taux d’alphabétisation de 80,02 %, le classant au 21ᵉ rang sur le continent africain.

Pour faire face à ce défi, le gouvernement congolais a intensifié plusieurs actions visant à garantir l’accès à l’éducation pour tous notamment :

- Plus de 25 000 centres de rattrapage scolaires ont été ouverts pour permettre aux enfants non scolarisés de réintégrer le système éducatif;
- Au Kasaï Central, 36 000 jeunes filles ont bénéficié de programmes d’alphabétisation et de formations en compétences professionnelles ;
- Une Stratégie nationale pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle a été adoptée, avec en appui la création d’une plateforme numérique dédiée.
« L’alphabétisation, c’est bien plus que savoir lire et écrire : c’est un levier de transformation sociale, d’inclusion, d’autonomisation et de développement durable », souligne le rapport.
Par ailleurs, le gouvernement congolais, en collaboration avec des partenaires internationaux, met en œuvre plusieurs initiatives pour renforcer l’alphabétisation dans le pays. Parmi ces actions, on note :

- Des programmes d’éducation non formelle : Des centres d’alphabétisation pour adultes ainsi que des programmes de rattrapage scolaire sont déployés afin d’atteindre les populations non scolarisées ;
- La promotion du multilinguisme : Consciente de la richesse linguistique nationale, la RDC s’efforce d’intégrer les langues locales dans les programmes d’alphabétisation, afin de toucher un public plus large.

La Journée internationale de l’Alphabétisation constitue une occasion pour la République démocratique du Congo de réaffirmer son engagement en faveur d’une éducation inclusive et de qualité. Des efforts soutenus restent cependant nécessaires pour combler les écarts persistants et garantir à chaque citoyen l’accès aux compétences fondamentales en lecture et en écriture.
Divine LUKOMBO
