Le nouveau comité du Réseau des femmes parlementaires a été officiellement présenté ce lundi 11 mai au président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé BOJI SANGARA, au cours d’une audience conduite par Antoinette N’SAMBA KALAMBAYI, présidente de cette structure regroupant les élues nationales.

Cette rencontre a permis au nouveau comité de décliner ses priorités, axées notamment sur le leadership féminin, le renforcement des capacités des députées ainsi qu’une meilleure représentation des femmes dans les institutions politiques.

Vers un appui institutionnel pour la promotion du genre
Au cœur des échanges figurait également l’organisation de la sortie officielle du Réseau des femmes parlementaires, prévue le 28 mai prochain.
Les membres du comité ont plaidé pour un accompagnement institutionnel capable de soutenir les initiatives en faveur de la promotion du genre au sein de l’hémicycle. En réponse, le président de l’Assemblée nationale a réaffirmé son engagement à appuyer toutes les actions visant l’épanouissement des femmes parlementaires ainsi que leur participation active au travail législatif.

Une représentation féminine encore en progression timide
Cette dynamique intervient dans un contexte marqué par une progression encore timide de la représentativité féminine au Parlement congolais.
Selon les chiffres issus des dernières élections législatives, l’Assemblée nationale compte actuellement entre 64 et 68 femmes députées sur près de 500 sièges, soit environ 13 % des élus, contre 50 femmes lors de la législature 2018-2023, où elles représentaient un peu plus de 10 % des députés. Cette évolution traduit une légère amélioration de la participation politique des femmes, même si les objectifs de parité demeurent encore éloignés.
Une évolution historique mais encore insuffisante

L’histoire parlementaire de la RDC montre toutefois une progression graduelle de la présence féminine au sein de la Chambre basse.
Pendant plusieurs années, le nombre de femmes députées est resté très faible, oscillant souvent sous la barre des 10 %. La législature actuelle marque ainsi l’un des niveaux les plus élevés jamais atteints par les femmes au Parlement congolais. En 2024, trois femmes ont même intégré le bureau définitif de l’Assemblée nationale, une première dans l’histoire institutionnelle du pays.
Aggée CHUGA
