La République démocratique du Congo fait face à une résurgence du virus Ebola. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Samuel-Roger KAMBA, a officiellement déclaré, le 15 mai 2026, la 17ᵉ épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri, touchant notamment les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia.

Selon les premières informations communiquées par les autorités sanitaires, plusieurs dizaines de décès ainsi que des centaines de cas suspects sont déjà enregistrés. Parmi les premières victimes identifiées figure une femme enceinte. Une situation qui relance les inquiétudes autour de la vulnérabilité des femmes et des enfants lors des crises sanitaires en RDC.

Bien que les statistiques officielles détaillées par âge et par sexe ne soient pas encore disponibles, les précédentes flambées d’Ebola ont souvent montré que les femmes sont particulièrement exposées.
En raison de leur rôle central dans les soins aux malades, au sein des familles comme dans certaines activités communautaires, elles figurent fréquemment parmi les premières personnes touchées. Les enfants représentent également une catégorie à risque, notamment dans les zones où l’accès aux soins de santé reste limité.
Au-delà des chiffres, cette nouvelle épidémie rappelle surtout les conséquences humaines des urgences sanitaires qui frappent régulièrement le pays : des familles endeuillées, des enfants fragilisés et des femmes confrontées à des risques sanitaires et sociaux majeurs.

Face à cette situation, les spécialistes de santé publique insistent sur l’importance de la vigilance communautaire, du respect strict des mesures de prévention et de la lutte contre la désinformation, souvent considérée comme un frein important aux efforts de riposte.
Les équipes médicales poursuivent actuellement les enquêtes épidémiologiques et les opérations de contrôle dans les zones affectées en Ituri.
Dans ce contexte, plusieurs voix appellent déjà à une attention particulière en faveur des femmes et des enfants, souvent les victimes les plus silencieuses des épidémies.
Germaine BAKAMBANA
