À la veille de la Journée Mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée chaque 25 avril, les Soins de Santé Primaires en Milieu Rural (SANRU) et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) ont organisé un briefing à l’intention des professionnels des médias, à l’hôtel Royal, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Cette rencontre placée sous le thème “Réinventer, investir, raviver nos efforts communs”, visait à renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils deviennent des relais efficaces dans la sensibilisation contre le paludisme, particulièrement auprès des groupes les plus vulnérables : les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
Le docteur Patience MASHAKO, membre du PNLP et une des intervenantes lors de cette session, a mis en lumière la politique nationale et les innovations actuelles de la lutte contre le Palu. Elle a aussi souligné l’urgence de la situation :
« En RDC, nous avons un grand problème de lutte contre le paludisme qui demande des interventions urgentes. Plus de 2 millions de décès ont été répertoriés en 2024, 13 millions de cas détectés chez les enfants de moins de 5 ans et 1,5 million chez les femmes enceintes. La lutte contre le paludisme n’est pas seulement l’apanage du ministère de la Santé ou du PNLP mais plutôt de tous les autres secteurs. La lutte doit devenir multisectorielle au même titre que le VIH et autres », a-t-elle souligné.
Bibiane LONGANGU, membre également du PNLP, a quant à elle retracé l’historique de la Journée Mondiale de lutte contre le paludisme, expliquant que cette initiative, initialement célébrée qu’en RDC, a été adoptée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour devenir un événement mondial.
Jennyfer TAMBA, point focal communication de SANRU, a présenté la structure SANRU, ses réalisations dans la lutte contre le paludisme en 2024. Elle a par ailleurs mis en lumière le rôle crucial des médias dans cette noble cause:
« L’une des causes du taux élevé de mortalité dû au Palu est le manque d’informations. Les gens meurent en gérant la fièvre. Les enfants meurent car leurs parents disent ne pas avoir d’argent pour payer le traitement . Vous, journalistes, aidez-nous à sensibiliser la population sur la gratuité du traitement », a-t-elle déclaré.
Ce briefing s’inscrit dans une série d’initiatives visant à impliquer davantage les médias dans la lutte contre le paludisme. La RDC demeure l’un des pays les plus touchés par le paludisme, avec des millions de cas recensés chaque année. L’implication des médias est donc essentielle pour informer, éduquer et mobiliser la population afin de réduire l’incidence de cette maladie et de sauver des vies.
Cette rencontre s’est clôturée par une séance de questions-réponses enrichissante. Les professionnels des médias en sont ressortis mieux outillés, motivés et prêts à s’investir activement dans la lutte contre le paludisme en République Démocratique du Congo.