En juillet 2025, treize femmes ont été victimes de viol dans la chefferie de Bashu, dans la localité de Butuhe, au territoire de Beni (Nord-Kivu), selon le média Radio Okapi. Ces actes, imputés à des membres des Forces armées de la RDC (FARDC) et à des groupes armés locaux, soulèvent de sérieuses préoccupations au sein de la société civile et des organisations de défense des droits humains.

Le cas le plus récent s’est produit le 24 juillet dernier raconte Radio Okapi, une jeune fille de 15 ans a été agressée sexuellement par un militaire des FARDC dans la province du Nord-Kivu. Ces événements illustrent un problème systémique de violences de genre, en particulier lorsque les agresseurs sont censés être des protecteurs.

Maombi KAHONGYA, président de la société civile locale, a vivement condamné ces actes et a appelé à des poursuites exemplaires. Il insiste sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme pour établir un précédent et dissuader d’autres comportements violents.
Pour sa part, le lieutenant Marc ELONGO, porte-parole des FARDC, a annoncé l’ouverture d’une enquête suite à ces allégations. Bien qu’il ait déclaré ne pas avoir été informé officiellement, il a réaffirmé une politique de tolérance zéro envers les actes criminels commis par des militaires.

Signalons que ce type de violences, en particulier celles perpétrées par des hommes en uniforme, nécessitent une attention urgente et des actions concrètes. La société civile, les autorités militaires et les organisations de défense des droits humains doivent travailler ensemble pour garantir la sécurité et la dignité de toutes les femmes et filles de la République démocratique du Congo.
Christian MUKAYA
