Tanganyika : À Kalemie, plusieurs ménages exposés aux coupures d’électricité et à la pénurie d’eau potable

L’accès à l’eau potable est un droit fondamental et une nécessité vitale pour toute communauté. Cependant, la ville de Kalemie est confrontée à des perturbations importantes dans l’approvisionnement en eau potable en raison des coupures fréquentes de courant électrique, depuis le vendredi 23 mai 2025, date à laquelle une turbine est tombée en arrêt, turbine se trouvant au barrage hydraulique de Bendera, à plus de 125 Km de Kalemie Centre, dans la province du Tanganyika. Cette situation expose les ménages, et plus particulièrement les ménagères, à des maladies hydriques dangereuses.


Dans une ville comme Kalemie, où la distribution d’eau dépend de pompes électriques, les coupures de courant interrompent le pompage et la purification de l’eau (Traitements d’eau par la REGIDESO), obligeant les habitants à recourir à des sources non sécurisées (rivières, lac Tanganyika et puits non traités).


Une ménagère s’est plainte à notre micro sur les conséquences du manque d’eau potable qui exposent toute sa famille à des risques sanitaires néfastes :


« L’absence d’eau potable entraîne divers problèmes et son impact sur la santé publique est considérable, car certaines maladies réduisent la productivité des habitants, augmentent le taux de mortalité infantile et pèsent sur les structures sanitaires locales, souvent déjà débordées. Nous sommes exposés notamment aux maladies diarrhéiques (cholera, dysenterie, gastro-entérite), les infections parasitaires (amibiase, giardiase) ainsi qu’aux maladies bactériennes (fièvre typhoïde, leptospirose) or, ces pathologies sont souvent liées à la consommation d’eau impropre ou à l’utilisation d’ustensiles mal nettoyés ››, a-t-elle expliqué.


Le manque d’eau potable causé par les coupures de courant à Kalemie non seulement expose la population à des risques sanitaires majeurs, mais aussi met mal à l’aise les ménagères, principales gestionnaires des ressources domestiques. Face à cette crise, elles sont directement touchées par des contraintes qui les obligent à chercher des sources alternatives d’eau à des très longues distances, à trouver des moyens de purification artisanale (chloration, filtration) et surtout à gérer les impacts sanitaires au sein du foyer.


La cheffe de dépôt pharmaceutique, à l’hôpital général de référence de Kalemie, Antoinette KIBOZYA donne son point de vue pour éradiquer cette situation afin de protéger la ménagère :


« Les coupures d’électricité aggravent la pénurie d’eau potable à Kalemie, mettant la population en danger face aux maladies hydriques. Une approche concertée entre les autorités, les organisations locales et les habitants est indispensable pour garantir l’accès à une eau de qualité et préserver la santé publique. Pour y remédier et réduire les risques, il faut, entre autres : Améliorer l’approvisionnement électrique pour stabiliser la distribution d’eau, promouvoir le traitement domestique de l’eau (ébullition, désinfection) et sensibiliser la population aux bonnes pratiques d’hygiène », a-t-elle déclaré.


Le lien entre instabilité électrique et crise hydrique met en évidence la nécessité d’investir dans des sources d’énergies alternatives, comme les panneaux solaires ou les groupes électrogènes pour assurer une continuité du service.

Eric KIYOMBO/Kalemie

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