Regain de tension dans l’Est de la RDC : Quid de la prise en charge des femmes déplacées ?

Qu’en est-il de la prise en charge des femmes déplacées suite aux conflits armés dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo ? Cette interrogation vaut son pesant d’or dans la mesure où les localités rurales qui abritaient une grande partie des 186.000 personnes déplacées, qui avaient déjà fui la reprise des combats entre le M23 et les Forces Armées Congolaises au cours des ces derniers mois ont vu bon nombre de ces personnes prendre la fuite, après le déclenchement des troubles qui ont lieu depuis la fin du mois d’octobre 2022.

En effet, un regain de tension est née après l’avancée des troupes du M23 qui ont réussi à conquérir les Cités de Rutshuru et Kiwandja dans le Nord-Kivu. Un rapport de l’ONG des droits humains “Human Right Watch” indique que la situation humanitaire s’aggrave après l’opération menée par ces rebelles du M23. Et parmi les personnes en fuite, il y  a des femmes. D’où la question de savoir comment elles sont prises en charge.

Interrogé, le juriste et président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ, Georges Kapiamba affirme que le gouvernement a simplement dépêché des missions pour évaluer les missions humanitaires mais jusqu’alors rien de concret n’a a été fait pour aider ces compatriotes déplacées de guerre.

‹‹ Selon les informations en notre possession, depuis qu’il y a eu la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est, à la suite des nouvelles attaques des forces armées rwandaises qui agissent sous le label de M23, lesquelles attaques ont dirigé les positions des FARDC autour de Rutshuru et Kiwandja, avant qu’ils ne puissent conquérir lesdites localités, le gouvernement a tout simplement déployé les missions d’évaluation des besoins humanitaires de ces populations. Mais rien de concret n’est fait jusqu’à présent ››, a-t-il dit.

Le défenseur des droits humains a, à cet effet, demandé au gouvernement congolais, de travailler avec les organisations des droits de l’homme pour rapidement documenter tous les crimes, étudier et permettre aux groupes des experts en la matière d’étudier et identifier le mécanisme judiciaire devant lequel il faudrait amener les officiers rwandais et congolais ou toutes les personnes qui ont participé ou participent à ces crimes de guerre.

Notez que suite à cette recrudescence de la guerre dans l’Est de la RDC, le gouvernement congolais a expulsé l’ambassadeur Rwandais Vincent Karega. Ce dernier a quitté le pays de Félix Tshisekedi depuis le mardi 1er novembre 2022.

Immaculée Matondo

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