Princesse LUNSADISA NGAMBA, ambassadrice de la coiffure traditionnelle africaine et responsable du Centre culturel Mwasi Uzu’Art, a échappé à une tentative de meurtre par incendie volontaire ce vendredi 19 décembre matin dans sa résidence de la commune de Ngiri-Ngiri, a appris POURELLE lors d’un échange téléphonique avec elle.

Selon Princesse LUNSADISA, les menaces datent de plusieurs semaines :

« Depuis les préparatifs de l’inauguration du Centre Culturel Mwasi Uzur’art, ma voisine tenait des propos menaçants à mon égard. Elle disait : “Gère, tu n’es rien comparée à Elombe”. Trois semaines plus tard, le pire est arrivé : un incendie s’est déclenché volontairement juste à la fenêtre de ma chambre. Le feu a pris très vite, et si je ne m’étais pas réveillée à temps, je n’aurais pas survécu ».
Elle confirme qu’il s’agissait d’une tentative de meurtre déguisée :

« Je suis encore sous le choc. Le mari de ma voisine a confirmé que le téléphone trouvé sur les lieux m’appartenait. Nous avons immédiatement saisi la police du quartier pour faire le constat. Une procédure est en cours ».
Malgré le danger, elle a réussi à se sauver :
« L’instinct de survie a pris le dessus. En voyant la fumée et les flammes monter par la fenêtre de ma chambre, j’ai crié de toutes mes forces, tenté d’éteindre le feu avec les moyens du bord et alerté les autres habitants de la maison. Je tremble encore en repensant à ce qui a failli m’arriver ».
Princesse LUNSADISA lance un appel à la justice et à la protection :

« J’en appelle à l’État congolais, aux autorités sécuritaires et à la bienveillance de la Première Dame. Je me bats pour la culture et l’honneur de nos racines. Je ne devrais pas avoir à craindre pour ma vie. Je demande simplement protection, justice et que cette affaire soit prise au sérieux. Même défendre l’identité culturelle de notre peuple peut exposer une femme à de graves dangers ».
Depuis trois ans, Princessse LUNSADISA NGAMBA SARAH, présidente fondatrice du centre culturel Mwasi Uzur’art, œuvre pour redonner à la coiffure africaine sa place dans l’espace public, face aux influences croissantes de la modernisation capillaire occidentale et asiatique.
Ézéchiel NGAMANIA
