Après une semaine de consultations intenses, les anciennes présidentes Sahle-WORK ZEWDE (Éthiopie) et Catherine SAMBA-PANZA (Centrafrique) ont conclu la première phase, le samedi 19 juillet 2025, de leur mission de facilitation en République démocratique du Congo, dans le cadre d’une médiation conduite sous l’égide de l’Union Africaine (UA).
Désignées par la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), les deux facilitatrices agissent au nom du médiateur de l’UA, le président togolais Faure ESSOZIMNA GNASSINGBÉ. Leur mission vise à promouvoir une solution politique durable à la crise persistante dans l’est du pays.
Durant leur séjour, du 14 au 19 juillet 2025, ZEWDE et SAMBA-PANZA ont rencontré les plus hautes autorités congolaises, à commencer par le président Félix TSHISEKEDI. Des échanges ont également eu lieu avec la Première ministre, Judith SUMINWA et plusieurs ministres sectoriels, ainsi qu’avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Les discussions ont porté sur les priorités nationales en matière de paix, de justice transitionnelle et de cohésion sociale.

La dimension spirituelle du processus de réconciliation n’a pas été oubliée : les deux émissaires ont dialogué avec les représentants des sept confessions religieuses reconnues en RDC. Elles ont aussi rencontré les responsables du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles en RDC (FONAREV), soulignant la nécessité d’une justice centrée sur les survivants des violences sexuelles liées aux conflits.
La société civile a occupé une place importante dans cette mission : représentants des jeunes, des femmes, des chefs coutumiers, des communautés affectées par le conflit, ainsi que la communauté humanitaire et les Nations-Unies ont tous été consultés, dans une démarche inclusive.
Les facilitatrices saluent la signature récente de la Déclaration de principe de Doha au Qatar, considérée comme une avancée majeure vers la paix. Elles appellent l’ensemble des acteurs concernés à respecter leurs engagements, dans un esprit de bonne foi.
Enfin, les anciennes cheffes d’État ont remercié les autorités congolaises pour leur accueil, ainsi que la MONUSCO pour son soutien logistique et opérationnel. Les enseignements tirés de cette première phase serviront de socle aux prochaines étapes du processus de médiation africaine en RDC.
Aggée CHUGA
