À l’occasion de la Fête du Travail, célébrée chaque année à travers le monde, la contribution des travailleurs à l’économie est mise en avant. Pourtant, une catégorie reste largement absente de cette reconnaissance : les femmes au foyer.

Une réalité souvent ignorée
Dans de nombreux foyers, notamment en Afrique, les femmes assurent au quotidien des tâches essentielles sans être considérées comme des travailleuses. Gestion du ménage, éducation des enfants, préparation des repas, organisation familiale : autant d’activités indispensables au fonctionnement de la société.
Malgré leur importance, ces tâches ne donnent lieu à aucune rémunération et restent peu valorisées.
Un travail multiple et continu
Le travail domestique ne se limite pas à une fonction unique. Il mobilise des compétences variées et exige une disponibilité permanente.

« On me dit souvent que je ne travaille pas. Pourtant, je n’ai pas une minute pour moi », confie Claudine MEYA, 53 ans, mère de 6 enfants.
Comme elle, de nombreuses femmes cumulent plusieurs responsabilités au sein du foyer, sans horaires fixes ni congés.
Une contribution économique sous-estimée
Selon plusieurs analyses internationales, si le travail domestique était rémunéré, il représenterait une part significative de l’économie. Bien que ces activités ne soient pas comptabilisées dans les indicateurs économiques classiques, elles constituent un soutien fondamental au système productif.
La question de la reconnaissance
L’absence de reconnaissance du travail des femmes au foyer repose en partie sur des normes sociales qui associent encore ce rôle à une obligation naturelle plutôt qu’à une activité productive.
Pourtant, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à une meilleure valorisation de ce travail, tant sur le plan social qu’économique.

Vers un changement de regard ?
La Fête du Travail ce 01 Mai offre ainsi l’occasion de repenser la notion même de travail et d’interroger les formes d’activités qui méritent reconnaissance.
Reconnaître le travail invisible des femmes au foyer, c’est aussi ouvrir le débat sur le partage des responsabilités au sein des ménages et sur la place des femmes dans l’économie.
Alors que le monde célèbre le travail sous toutes ses formes, une question demeure : le travail des femmes au foyer peut-il encore rester invisible ?
Maguy MBUKU
