C’est via une déclaration officielle devant la presse congolaise que la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), par l’entremise de son coordonnateur, Jonas TSHIOMBELA, a vigoureusement dénoncé la dégradation incessante de la qualité de service fournie par la Société Nationale d’Électricité (SNEL) à la population congolaise, notamment celle résidant à Kinshasa, capitale de la RDC.
« Il est vrai que la SNEL est confrontée à : La vétusté alarmante de ses infrastructures de production, transport et distribution, sans investissements suffisants pour les moderniser; La croissance incontrôlée des nouvelles constructions, souvent non intégrées dans les plans techniques ; La pression démographique croissante, surtout dans les grandes agglomérations ; L’emploi de personnel non qualifié pour des fonctions techniques sensibles ; L’impaiement de ses créances par diverses institutions ; Le refus d’une révision tarifaire imposée par des entreprises minières qui consomment plus de 8 millions de MWh sur les 12 produits annuellement;
Mais rien de tout cela ne peut justifier le calvaire imposé aux citoyens : coupures prolongées, délestages hasardeux, obscurité chronique, flambée de l’insécurité, services techniques absents ou incompétents. Pendant ce temps, les abonnés continuent de payer chaque mois 1% de leur facture au titre de l’éclairage public, dont l’Hôtel de Ville de Kinshasa est le bénéficiaire direct », a dit Jonas TSHIOMBELA.
Dans cette communication faite ce lundi 5 mai 2025, le coordonnateur de la NSCC a exigé des éclaircissements clairs et quantifiables sur les fonds perçus par cette institutions Étatique :
« Nous exigeons des explications claires et chiffrées sur les fonds perçus de janvier 2024 à ce jour. La NSCC pose plusieurs questions urgentes : Pourquoi continue-t-on de facturer les abonnés sans consommation réelle ? Pourquoi la SNEL applique-t-elle encore le système de facturation forfaitaire, en violation de l’article 27 de la Loi n°14/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité ? Pourquoi des individus non engagés légalement gèrent-ils des cabines électriques dans nos quartiers, au mépris de l’article 42 du Code du Travail qui encadre l’usage du travail temporaire ? Quel est le montant exact payé par les entreprises minières à la SNEL depuis 2024 ? Et Pourquoi ce chiffre n’est-il pas rendu public ? » s’est-il interrogé.
Pour conclure, le coordonnateur de la NSCC a annoncé: l’ouverture d’un registre officiel visant à recenser les victimes de cette qualité de service déplorable ; le lancement de consultations en vue de la constitution d’une action en justice collective contre la SNEL et les autorités complices ; l’exigence d’audits publics relatifs aux flux financiers associés à l’éclairage public et aux grands consommateurs industriels ; ainsi que l’émission d’un ultimatum aux autorités compétentes à agir dans les meilleurs délais, faute de quoi des mobilisations citoyennes légales et pacifiques seront organisées à l’échelle nationale.
« Trop, c’est trop. L’électricité est un droit, et non un privilège », a lancé Jonas TSHIOMBELA, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC).