Ces derniers mois, la capitale congolaise, Kinshasa a connu une recrudescence de cas de banditisme urbain, de vols à main armée, d’agressions, de violences sexuelles et de troubles à l’ordre public. Des communes comme Ndjili, Masina, Matete, Lemba ou encore Selembao sont régulièrement citées dans des faits divers. La population exprime un sentiment croissant d’abandon et de méfiance envers les forces de l’ordre, accusées parfois de lenteur ou de complicité.

Pour répondre à cette urgence sécuritaire, le commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) a mis en place quatre nouveaux numéros d’urgence accessibles gratuitement pour toute personne témoin ou victime d’une situation dangereuse ou d’un comportement suspect.
Ces numéros sont :
Ces numéros facilitent le lien direct entre la population et les services d’intervention rapide, réduisant ainsi le temps de réponse.
La ligne verte 122, spécialisée pour dénoncer les violences basées sur le genre (VBG), est également réactivée. Elle vise à permettre aux femmes, jeunes filles et enfants victimes de violence sexuelle ou domestique de recevoir un soutien immédiat, incluant orientation vers les services juridiques, médicaux et psychologiques.

Des ONG comme Téléphone Vert appuient ces initiatives en offrant également un numéro confidentiel pour signaler des cas de viol et de violences domestiques, avec en parallèle des programmes d’accompagnement psychosocial et d’éducation.
Ainsi, les autorités de la ville encouragent activement les citoyens à utiliser ces numéros sans crainte, insistant sur la confidentialité, la gratuité et l’efficacité du service. Des campagnes sont en cours dans les médias et dans les quartiers.
Rappelons que ce dispositif s’inscrit dans une volonté de restaurer la confiance entre la population et les institutions, et d’améliorer la sécurité urbaine, tout en luttant efficacement contre l’impunité des auteurs de violences.
Aggée CHUGA
