Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDUNC) est monté au créneau ce mercredi 6 août 2025, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation » autour de la publication des résultats de l’Examen d’État (Exetat), édition 2025.
Dans une communication officielle, relayée sur sa page Facebook, et consultée par Pourelle.info, le ministère rejette fermement les accusations selon lesquelles les résultats auraient été falsifiés ou la correction bâclée, dans le but de flatter l’opinion.
Une défense claire de la ministre Raissa MALU DINANGA
La cellule de communication du ministère évoque un faux document circulant sur les réseaux sociaux, pointant du doigt une manœuvre délibérée de certains détracteurs :

« Ce document est un faux, conçu par ceux qui s’opposent aux réformes structurelles engagées au Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Son objectif : semer la confusion, discréditer les résultats de l’Exetat 2025 et ternir les avancées majeures rendues possibles par l’intégration des nouvelles technologies dans notre système éducatif. Restons vigilants. Ne prêtons pas le flanc à la désinformation. »
Cette sortie vise à défendre l’action de la ministre Raïssa MALU, accusée à tort, selon le ministère, de précipiter les résultats pour « impressionner l’opinion ».
L’intelligence artificielle au service de la correction

Le ministère justifie la publication rapide des résultats moins d’une semaine après la fin des épreuves par l’intégration de technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle.
« Les copies ont été numérisées à l’aide de scanners ultra-performants, capables de traiter jusqu’à 160 items par minute, contre 16 items/minute auparavant. Cette automatisation a permis une correction plus rapide, tout en garantissant l’objectivité et la qualité des évaluations », précise la cellule de communication.
Des résultats publiés progressivement
La même source ajoute que la publication des résultats se fait de manière progressive à travers le territoire national. À ce jour, les provinces de Kinshasa Mont-Amba, Kasaï-Oriental 1 et Haut-Katanga ont déjà proclamé leurs lauréats.
Le ministère appelle à la vigilance, rappelant que les avancées technologiques doivent être comprises comme une modernisation nécessaire du système éducatif, et non comme une source de soupçons.
Ézéchiel NGAMANIA
