Parité Homme-Femme au gouvernement Sama : Les organisations féminines persistent et signent

Les femmes des organisations féminines basées à Kinshasa ont tenu une conférence de presse ce 1er avril à l’espace Marie Omba, au quartier joli parc. Le but de cette rencontre avec les professionnels de médias était de faire passer un message au chef de l’État et au Premier Ministre Sama Lukonde sur l’application de l’article 14 de la constitution dans le nouveau gouvernement en gestation.

Dans leurs propos, ces femmes s’indignent du fait que les chefs des partis et regroupements politiques aient envoyé au premier ministre les listes des ministrables sans tenir compte de la parité Homme-Femme et pire de la promesse d’un quota de 30% aux femmes faite par le chef de l’État le 8 mars dernier.

Ces femmes issues des mouvements « rien sans les femmes », « femmes de l’Union sacrée », « caucus des jeunes femmes », « dynafec, dynamique des femmes candidates « , disent vouloir voir la femme jouer un rôle dans la construction et le Progrès du pays. Pour elles, la femme doit travailler avec les hommes, et doit occuper des postes de décision.

Isabelle Monga, l’une de ces intervenantes a mis en avant la femme rurale qui semble abandonnée alors qu’elle est mieux placeé pour faire l’agriculture, un secteur qui peut booster notre économie.

Innocente Tshilanda du « Caucus des jeunes femmes » a, elle, souligné le poids numérique des femmes dans la société congolaise. Elles constituent 65% de la population congolaise, à l’intérieur de ces chiffres 35% sont des jeunes filles selon l’indice de développement humain de l’ONU. Cela est un poids énorme pour la nation congolaise et une dividende économique, selon ses propos.

Marie-Joseé Musala, du « Cartel des femmes politiques », renseigne que la femme est la première victime des inégalités mais reste néanmoins forte car c’est elle qui est à la table de la famille, au centre du développement de la société, elle pourvoit en majorité aux besoins de la famille. Mais hélas, elle est oubliée dans les partis politiques lorsqu’il s’agit du partage des postes. ‹‹ Parler aujourd’hui du développement sans la femme est une utopie ››, a-t-elle conclu.

Carine Kanku est allée dans le même sens en insistant beaucoup plus sur l’application de l’article 14 et le respect des textes légaux qui protègent et promeuvent la femme en RDC. 

Pour terminer, Josée Rashidi, présidente des Femmes de l’Union Sacrée a demandé à ses concitoynnes de faire confiance à Félix Tshisekedi car celui-ci prône l’émancipation de la femme et les a invitées à adhérer massivement à l’Union Sacrée.

S’en est suivi une série de questions réponses houleuse et chaleureuse avec les journalistes,  moment pendant lequel ces femmes ont pointé du doigt les hommes et les ont imputées la responsabilité du mauvais état actuel du pays.

Dave Ngonde

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Une réponse

  1. L’heure à sonner autre temps autre mœurs
    60 ans après l’indépendance les choses ne peuvent plus rester les mêmes

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