Après la chute de la ville de Goma en Janvier 2025, plusieurs personnes ont quitté Goma pour Beni et butembo, notamment plusieurs femmes. Selon des informations recueillies auprès des défenseurs des droits humains, ces déplacées traversent actuellement des moments difficiles.
« En effet, ces femmes sont en manque d’assistance gouvernementale, ni celles des organisations non gouvernementales et aucun enregistrement n’a été fait pour les répertorier », a dit Aimé MUKANDA MBUSA défenseur de droits humains basé à Rutshuru, dans une interview accordée à POURELLE.INFO :

‹‹ Après la chute de Goma entre les mains des rebelles du M23/AFC, plusieurs personnes, dont la majorité sont des femmes, se sont dirigées vers les villes de BENI et BUTEMBO. Ces femmes déplacées vivent dans la précarité et il y a aucune aide de la part du gouvernement ni des ONG. Nous demandons au gouvernement de voir comment enregistrer les déplacés venus de zones en conflit et de pouvoir les aider, puisque la vie en déplacement n’est pas facile, ces femmes ont besoin d’une aide humanitaire urgente ››, a-t-elle expliqué.
Les déplacés de guerre vivant dans les sites en commune d’Oicha disent éprouver d’énormes difficultés pour s’acquitter des factures d’eau puisée dans les différentes bornes érigées dans leur lieu d’hébergement. C’est ce que nous a dit Miriam TELESI, l’une des femmes leaders vivant parmi ces déplacés.

En réponse, le bourgmestre adjoint de la commune d’Oicha précise que la somme d’argent perçue à ces sources d’eau potable sert à la maintenance de ces sources. Bien qu’elles aient été construites par des ONG partenaires de l’État congolais, leur entretien régulier reste dans la responsabilité de la communauté. Seules les personnes en situation de vulnérabilité exagérée sont exemptées de payer ces frais.
‹‹ La question de l’eau est une question capitale, depuis que nous avons instauré le système de maintenance des ouvrages que nous avons en demandant à la population quelque chose, cela continue à causer des problèmes. Parce que les gens se demandent qui doit exactement payer l’eau ? On dit c’est tout le monde qui doit payer l’eau, chacun doit donner quelque chose pour que nous puissions réussir à maintenir les ouvrages. Il y a aussi les femmes déplacées qui se demandent, est ce que les déplacés doivent payer l’eau ? Ceux qui sont dans des familles d’accueil sont plus vulnérables que ces déplacées ››, a dit Jean de Dieu KIBWANA, bourgmestre adjoint de la commune de OICHA.
Il a poursuivi en rassurant qu’une réunion des parties prenantes de la gestion d’eau en commune d’Oicha à laquelle prendra part le comité de gestion des déplacés sera tenue pour statuer sur cette question.
Esaïe KYALWAHI/Nord-Kivu
