Massacre de 9 civils dont 3 femmes et deux enfants lors de l’attaque des combattants ADF au centre du quartier Mbimbi en commune d’Oicha, dans la province du Nord-Kivu, la nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 2025.

Des témoignages de rescapés divergent au sujet du passage de ces Djihadistes dans cette partie Ouest du chef-lieu du territoire de BENI en province du Nord-Kivu. Alors que les habitants pensaient à des patrouilleurs, les ADF seraient venus de Kekelibo pour se faufiler parmi les habitants jusqu’à atteindre le centre du quartier Mbimbi avant de mener leurs opérations, relate un rescapé au micro de POURELLE.INFO.

‹‹ L’ennemi a pris deux axes l’un de la route kekelibo et la route moba, ils sont arrivés à l’institut Mbimbi et là ils ont entouré la population. L’ennemi est entré dans le centre de Mbimbi vers 19h30′ locale, ils disaient qu’ils viennent acheter des nourritures alors que c’était des ennemis c’est par là qu’ils ont commencé à opérer et à tuer la population, par grâce nos forces armées ont repoussé l’ennemi jusqu’à 21h, l’ennemi a pris la décision de rentrer à kekelibo vers la route kengele et c’est de là que l’ennemi est parti et a traversé vers matombo ››, a-t-il dit.
Une fille qui s’est échappée de justesse dit avoir repéré de mineurs armés dans les rangs de l’ennemi.
‹‹ Ils sont passés comme des patrouilleurs puis ont attrapé une fille, arrivés chez moi ils m’ont pris avec un autre garçon, nous étions au-moins sept, je voulais fuire mais je n’avais pas la possibilité de le faire ››, a-t-elle notamment relaté.

Le Bourgmestre adjoint de la commune de OICHA confirme la nouvelle et rapporte également que, parmi les victimes figure un agent de la police nationale congolaise. L’autorité communale appelle ses administrés à la vigilance et a toujours dénoncé tout mouvement inhabituel. Après son forfait, l’ennemi aurait pris la direction de Kithevya, indiquent les sources concordantes.
Conséquences de cette attaque, il s’observe un déplacement massif de la population de la zone et environs pour les entités supposés sécurisées.

Esaïe KYALWAHI/Nord-Kivu
