Quand une tragédie devient le théâtre de soupçons et d’amalgames politiques…
La récente diffusion d’une vidéo mettant en cause un membre de la sécurité affecté à l’escorte de la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA dans la mort du Brigadier KABEYA Fiston a enflammé l’opinion. Une vidéo virale, un témoignage non vérifié et une polémique qui soulève bien plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.
Une vidéo controversée : qui l’a filmée et dans quel but ?
Tournée dans des circonstances obscures, la vidéo montre un policier de la Circulation Routière affirmant qu’un élément de l’UPI-HP, unité chargée de la protection rapprochée des autorités, serait impliqué dans le décès du Brigadier KABEYA. Pourtant, aucun élément visuel ne vient étayer cette version.
Pourquoi cette séquence apparaît-elle plus d’une semaine après les faits ? Quel intérêt y a-t-il à faire émerger ce récit maintenant, si ce n’est pour nourrir des tensions internes ou orienter l’opinion publique contre des figures d’autorité ?
Judith SUMINWA citée… alors qu’elle n’était pas présente
Le policier reconnaît lui-même que la Première Ministre n’était pas sur place, qu’aucun ordre n’est venu de son cabinet, et que les forces mises en cause sont bel et bien des éléments réguliers de la Police Nationale.
Pourquoi alors tenter de l’associer indirectement à cette affaire ? Cette insistance médiatique à évoquer son nom dans ce contexte semble relever plus d’un procès d’intention que d’un fait établi.
La Police appelée à faire toute la lumière
Ce drame met surtout en lumière les tensions internes au sein même de la Police Nationale. Il est donc impératif que les autorités :
1. Identifient clairement l’origine et les auteurs de la vidéo,
2. Clarifient les circonstances exactes du décès du Brigadier KABEYA,
3. Évaluent les conflits entre unités, notamment entre l’UPI-HP et la PCR.
Le silence institutionnel ne fait que renforcer les rumeurs. La Police doit sortir de cette opacité par une communication transparente et une enquête rigoureuse.
Éviter les amalgames : la Première Ministre n’est pas en cause
Judith SUMINWA TULUKA, engagée dans des réformes importantes, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un tumulte qu’elle n’a ni provoqué ni encouragé. Aucune preuve ne relie cette tragédie à son action ou à son entourage. Toute tentative de l’associer à ce drame, sans éléments concrets, nuit à la sérénité du débat public et détourne l’attention des vrais enjeux.
L’urgence d’un retour au calme

Les responsabilités doivent être établies par la justice et non sur les réseaux sociaux. S’il y a eu bavure, les auteurs doivent répondre de leurs actes. Mais si cette vidéo est le fruit d’une manipulation, ses commanditaires doivent également être poursuivis.
La Première Ministre, reconnue pour sa rigueur et son intégrité, ne peut devenir le bouc émissaire d’un dysfonctionnement institutionnel. C’est à la Police et à la justice de faire leur travail — et à chacun de s’abstenir de jugements hâtifs.
La rédaction
