Elle a trouvé refuge en Pologne depuis le 5 août dernier. La sprinteuses biélorusse Krystsina Tsimanouskaya dit être soulagée après la folle semaine qu’elle a vécue alors qu’elle participait aux Jeux Olympiques 2021, à Tokyo.
La jeune femme de 24 ans avait refusé de rentrer dans son pays par crainte pour sa sécurité, après avoir critiqué des décisions de sa fédération et avait embarqué le mercredi dernier pour Varsovie, capitale de la Pologne, pays qui lui a offert un visa humanitaire.

‹‹ Je me sens mieux depuis que je suis en Pologne, je sens que je suis en sécurité, j’ai beaucoup de soutien et mon mari est en route pour me rejoindre ››, a déclaré Krystsina Tsimanouskaya devant de nombreux journalistes et en présence d’un important dispositif de sécurité.
Cette dernière est aussi revenue sur ce qui lui est arrivée à Tokyo.


‹‹ Lorsque j’étais au village Olympique, des membres de ma délégation sont venus me voir en me demandant de dire que j’étais blessée et que je devais rentrer en Biélorussie. Ils m’ont dit que si je ne le faisais pas, je pourrais avoir des problèmes en rentrant. Sur la route pour l’aéroport de Tokyo, ma grand-mère m’a appelé et m’a dit de ne pas rentrer car on parlait mal de moi à la télévision nationale, en disant que j’ai des problèmes de santé mentale et que je pourrais être envoyée dans un hôpital, ou en prison ››, a-t-elle raconté.

Cette affaire, qui a fait réagir même des politiques à travers le monde, a poussé le Comité International Olympique a retiré les accréditations de deux entraîneurs de la délégation biélorusse aux J.O de Tokyo pour leur rôle dans cette affaire.

Krystsina Tsimanouskaya dit ne pas comprendre comment une question sportive soit devenue un problème très politique. Elle a en tout cas offert son aide à tout athlète biélorusse voulant quitter le pays. La jeune femme espère continuer sa carrière sportive et retourner un jour aux Jeux Olympiques.
Dave Ngonde
