Entre le 8 et le 10 juillet 2025, la province de l’ITURI, située dans l’Est de la République démocratique du Congo, a été le théâtre d’un massacre odieux commis par les Forces Démocratiques Alliées (ADF), un groupe rebelle affilié à l’État islamique. Les attaques se sont déroulées dans plusieurs localités de la chefferie de Walese Vonkutu, dans le territoire d’Irumu, à proximité de la frontière ougandaise.
Le bilan initial, établi à 31 morts, s’est aggravé pour atteindre 66 victimes, selon des rapports fournis par des sources locales, ainsi que par la radio onusienne Okapi et la RFI.

Les victimes, parmi lesquelles figurent des femmes, ont été abattues à l’arme blanche, certaines ayant été décapitées. Les corps ont été découverts par des agriculteurs et des jeunes bénévoles, qui les ont ensuite transportés vers le Nord-Kivu pour des rites d’inhumation.
Ce massacre se déroule dans un contexte de pressions militaires accrues contre les ADF, avec des opérations conjointes des forces armées congolaises (FARDC) et ougandaises (UPDF) visant leurs bastions dans la forêt de Lolwa. Originaires de l’Ouganda, les ADF sont actifs en RDC depuis les années 1990 et sont responsables d’innombrables atrocités dans la région.
Aggée CHUGA
