La République Démocratique du Congo est sous le choc. Une tragédie vient de frapper le monde politique avec la disparition brutale de Sophie KAKUDJI YUMBA, députée nationale élue de Kabalo (province du Tanganyika) et Secrétaire générale du parti Alliance pour un Congo Réformé (ACR).
Ce vendredi matin, alors qu’elle séjournait à Lubumbashi après une mission parlementaire dans sa circonscription, un violent incendie s’est déclaré dans la résidence où elle logeait. Les circonstances exactes restent à déterminer, mais selon des sources proches, l’intervention rapide des secours n’a pas permis de la sauver.

La nouvelle de sa mort a provoqué une onde de choc dans le Tanganyika et au sein de l’Assemblée nationale. Femme de terrain, figure respectée pour son franc-parler, sa rigueur et son engagement en faveur des droits des femmes et du développement rural, Sophie Kakudji Yumba laisse le souvenir d’une personnalité politique « combattante, loyale et profondément attachée à son peuple ».
Les hommages affluent de toutes parts. Collègues députés, leaders politiques et membres de la société civile saluent unanimement son engagement. Le gouvernement a exprimé ses condoléances à sa famille et promis l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine du sinistre.

À Kabalo, son fief, l’émotion est vive. Veillées de prière et hommages spontanés témoignent de l’affection et de l’admiration que lui portaient ses électeurs.
La disparition de Sophie KAKUDJI laisse un vide immense dans la vie politique nationale et un goût amer dans le combat pour une meilleure représentation des femmes dans les instances décisionnelles du pays.
Moïse Kashala, depuis Lubumbashi
