Le média féminin de référence en Afrique a eu l’honneur d’interroger Bybyley SALAMA KABEMBA, auteure du livre « les mots de mes maux » porté sur les fonts baptismaux le 14 juin 2025 à Goma, sur la particularité et l’intérêt de cet ouvrage dans la société actuelle.
Un échange qui nous a permis de comprendre que son premier ouvrage n’est pas seulement une autobiographie, mais c’est également un conseil pour les femmes qui souffrent en silence.
Répondant aux questions du reporter de POURELLE.INFO, Bybyley SALAMA précise que cet ouvrage n’a pas été conçu pour se venger ou se victimiser, mais pour mettre en exergue une réalité, voire une vérité que vivent de nombreuses femmes, en République démocratique du Congo mais aussi ailleurs.

« “Les mots de mes maux” est un ouvrage de 128 pages que j’ai écrit quand j’étais dans une période sombre, de dépression et quand je n’arrivais pas à voir vraiment le bout du tunnel. Ce n’était pas pour se venger ou se victimiser », a-t-elle déclaré.

Et de poursuivre : « Ce qui ne m’arrange pas et n’arrange pas l’épanouissement de la femme selon moi, c’est la perception qu’a notre société sur cette dernière . Dès le bas âge, on inculque à la femme qu’elle doit subir même quand c’est difficile. On nous dit que c’est la femme qui bâtit le foyer, chose qui est fausse. Un foyer est fait de deux personnes et c’est à elles deux de le bâtir. Et puis, chaque personne a son seuil de tolérance, quand il est atteint, il faut partir mais par peur du jugement de la société, certaines préfèrent mourir, il faut partir car une mauvaise relation est un tueur silencieux››, a expliqué l’auteure gomatracienne.
Cette écrivaine a par ailleurs encouragé les femmes à rester optimistes, malgré un passé malheureux ou déplorable.

« Je veux dire à tous ceux qui m’ont lu ou à ceux qui me liront que ce n’est pas fini, même après une relation destructrice, il est possible de se relever et de guérir. Même si moi-même, je ne suis pas encore guérie, je suis encore dans le processus de guérison », a-t-elle dit.
Et de conclure : « C’est pourquoi dans un autre livre intitulé « Amour et croissance », j’ai insisté sur l’importance de se relever, se reconstruire et d’aller mieux ».
Sachez que plusieurs femmes en RDC et dans le monde vivent pire que ce qu’a relaté l’écrivaine Bybyley SALAMA KABEMBA dans son ouvrage “les mots de mes maux”, mais l’idéal est de quitter parce que rien ne vaut plus que la vie.
Ézéchiel NGAMANIA
