Liberté de la presse : Quid de la situation en RDC ?

La planète célèbre ce 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse. Une journée qui sert à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse. 

Cette journée est également un moment de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à leur liberté et à l’éthique professionnelle.

Ceci dit, il convient de s’interroger sur l’État de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo en 2021. La presse est elle vraiment libre ? Les journalistes congolais écrivent-ils et publient-ils en toute indépendance ? Peuvent-ils émettre un point de vue sans être butés à la censure de leurs médias ou patrons de médias ? Plongeons nous dans ce sujet.

Au vu de ce que nous voyons et entendons ces derniers mois à travers les différents canaux de communication en RDC, nous pouvons dire que le tableau de la liberté de la presse est peu reluisant en RDC. Les journalistes ont, certes, une certaine liberté de penser, d’écrire, ou de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas mais la plupart d’entre eux sont confrontés à l’auto-censure ou à la censure de leurs médias, dont les patrons ont des affinités avec des personnalités politiques ou sont eux mêmes des personnalités politiques.

En RDC, les journalistes ne sont certes pas traqués comme en Corée du Nord, en Russie ou en Iran, mais ils ont néanmoins des lignes rouges à ne pas franchir. Lorsque leurs articles ou propos dérangent les autorités au pouvoir, ces dernières n’hésitent pas à réagir contre eux. Il est même arrivé des cas où des militants du parti politique au pouvoir s’en sont pris verbalement ou physiquement à certains journalistes ( cas de Peeter Tiani ). D’autres se sont vus suspendre ou révoqué à cause des propos qui dérangent le pouvoir en place ( cas de Paulette Kimuntu de Congoweb tv).

Au vu de ces exemples, nous pouvons donc dire , malgré le changement des animateurs politiques à la tête de la RDC, la presse dans ce pays est loin d’être libre, et qu’il y a encore des combats à mener. 

Espérons qu’avec l’arrivée d’un professionnel de médias, Patrick Muyaya Katembwe, à la tête du ministère de la communication et médias, les choses vont s’améliorer et que surtout la dépénalisation de la presse tant réclamée par les journalistes sera enfin effective.

La Rédaction

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