Les organisations de défense des droits humains insistent sur le renouvellement des membres du CNDH

Le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, CNDH, traine et inquiète les Organisations de  défense des droits humains.

Dans un document adressé aux autorités parlementaires de la RDC, ce mardi 07 juin 2022, par la FIDH, l’ASADHO et tant d’autres, intitulé, « Espoirs et inquiétudes en RDC : 3 ans plus tard, où sont les 5 priorités de la Feuille de route de 2019 ? », ces organisations se disent inquiètes quant au renouvellement tacite des membres de la CNDH dont le mandat , limité à 5 ans et renouvelable une fois, a expiré en 2020.

Elles demandent à ce qu’une procédure de renouvellement soit engagée pour les membres de la CNDH afin de garantir la légitimité de l’institution.

En outre dans ce document, les Organisations disent   attendre, après 3 ans de leur Feuille de route, un cadre juridique protecteur des libertés et des  défenseurs des droits humains : « Le projet de loi sur les défenseurs des droits humains n’a jamais été analysé malgré son inscription à l’ordre du jour de la session parlementaire ordinaire de Mars 2021. Nos Organisations insistent pour que  ce projet puisse être examiné par l’ensemble des parties prenantes et de manière inclusive avec les défenseurs des droits humains lors de la session parlementaire de mars 2022 en cours en RDC, afin qu’il soit conforme aux normes régionales et internationales en matière de protection des défenseurs  des droits humains, notamment celles de la Déclaration des Nations-Unies sur les défenseurs des droits de l’homme , et de la Résolution 69 de la CADHP et qu’il prévoit une définition des défenseurs des droits humains la plus inclusive possible ».

Ces Organisations insistent auprès des autorités congolaises sur l’importance  de discuter du contenu de la loi sur la protection des défenseurs ainsi que du renouvellement des membres de la CNDH, afin que le mandat des membres actuels ne soient pas reconduit de manière tacite.

Pour terminer, ces Organisations de défense des droits humains souhaitent que «  les élections de 2023 se tiennent dans les délais constitutionnels et l’importance de discuter de manière consultative de la réforme de la loi électorale lors de cette session de Mars 2022 en cours ».

Sur cette question de renouvellement des membres de la CNDH, la Coordonnatrice de la Dynafec, Dynamique des Femmes Candidates, Carine KANKU trouve que Desyderata Furaha, « pionnière et défenseure des droits de l’homme en général, et des droits spécifiques des femmes, depuis plusieurs années, mérite bien le mandat à la CNDH ».

Pour Carine KANKU, « Desyderata Furaha a fait preuves d’un engagement, d’une détermination exemplaire quant à l’application des instruments juridiques nationaux et internationaux. Elle a un profil qui répond valablement à ce poste, des droits spécifiques des femmes, à la CNDH ».

Rappelons que la FIDH, Fédération Internationale pour les droits humains, est une ONG internationale qui regroupe 192 Organisations nationales de défense des droits humains de 117 pays, depuis 1922.

Jean Pierre Katenda

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