L’association « Collines de SELEMBAO-RDC” de Cécile EDUNGU, a organisé une journée de réflexion le jeudi 20 mars 2025, dans la salle de cinéma du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, situé dans la commune de la GOMBE.
La journée a commencé avec un petit baladeur de 15 minutes lancé par la maîtresse de cérémonie, Euphrasie KAYEMBE, qui a interrogé le public sur leurs attentes au sujet de cette journée de réflexion autour du thème national du 8 mars : « La congolaise au centre de toutes les ambitions « .
Un moment qui était rempli d’interactivité.
Sivi MALUKISA, fondatrice et responsable de l’entreprise Manitech Congo SASU et coach en entreprenariat, a pris la parole pour décortiquer le sous- thème : « La femme dans l’entrepreneuriat ».
Dans cette thématique, l’experte en entreprenariat a relaté son parcours au public, elle a également étalé les différents problèmes qui empêchent la femme de s’épanouir dans le monde des affaires.

« On nous dit que la grande ambition de la vie c’est d’être une épouse et une mère, et toutes les filles se fient à ça. Elles se focalisent plus à préparer une vie au pondu, que de préparer une carrière. Quand j’étais à l’université, il n’y avait pas une femme dans l’industrie, et quand je me suis donné, les gens m’ont posé autant de questions. Aujourd’hui le monde cherche celui qui est derrière le succès de la femme, mais on ne parle pas de la résilience de la femme elle-même », explique t-elle.
De son côté , Liliane LUMUNI, Co-fondatrice de l’association sans frontières et ambassadrice de la Croix-Rouge en République Démocratique du Congo, a alimenté l’assistance sur « la santé des femmes : défis et solutions ».

« La mortalité maternelle reste un problème majeur dans plusieurs régions du monde. Les grossesses précoces, et l’accès insuffisant aux soins obstétriques sont de causes principales de ces décès. La santé mentale fait également partie des défis à relever.
Pour relever ces défis, il est crucial d’investir sur la construction des infrastructures de santé et la formation du personnel de santé, surtout dans les zones reculées », a-t-elle dit.

Par ailleurs, Nicolas LIANZA, directeur du cabinet du ministre de la communication et médias et président de la fédération nationale congolaise de judo, a sensiblisé le public sur « l’éducation comme la clé de l’autonomisation de la femme”. Selon ce proche de Patrick MUYAYA KATEMBWE, les ambitions naissent en lisant.
« Il y a un adage qui dit, avant de parler il faut penser, avant de penser, il faut lire. Cela veut dire qu’il faut commencer par la lecture pour avoir une série de réflexion ou une connaissance personnelle. Si l’éducation ne vient pas vers vous, allez vers l’éducation, car nous sommes dans une période où l’éducation est plus facile qu’ hier. L’éducation peut être à la maison, ou à l’école», a-t-il martelé.
Après ces trois interventions, ce fut le moment des questions réponses durant lequel les panelistes ont répondu aux différentes préoccupations du public dans une ambiance conviviale.
Quelques minutes après cette série d’échange entre les panélistes et le public, Cécile EUDUNGU, présidente de « Collines de SELEMBAO” et membre de l’administration à la MIBA, a pris la parole pour saluer la présence du public dans cette assise. Elle a en outre éclairé les femmes sur la vraie utilité de la journée du 8 mars.

« Moi personnellement je vais parler sur le phénomène pagne du 8 mars. Beaucoup de femmes ne savent pas l’origine du 8 mars, il y a de couples qui se battent à cause de cette date. Le 8 mars c’est un cri de la force et de la résilience des femmes à travers le monde. Il y a des femmes qui ont sacrifié leur vie pour que le 8 mars soit célébré. La date du 8 mars doit être une date de méditation et de réflexion », a-t-elle éclairé.

Signalons que cette journée s’est clôturée par un message de motivation de la ministre des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, Nathalie AZIZA MUNANA, qui a appelé les femmes à être conscientes de leurs rôles au sein de la société.
Ézéchiel NGAMANIA
