Lancement campagne sur les lois en faveur de l’entrepreneuriat féminin : Betty Mulanga pour une meilleure intégration du genre dans les affaires

Elles étaient très heureuses du lancement de leur campagne sur la dissémination des textes des lois en faveur de l’entrepreneuriat féminin, pour faire leur plaidoyer.  Elles, ce sont les femmes membres du Consortium National de plaidoyer et de Sensibilisation pour l’Entrepreneuriat Féminin dont fait partie Betty Mulanga, coach en entrepreneuriat.

Ce consortium est né à l’occasion d’une formation sur les techniques de plaidoyer tenue en novembre 2021.

En effet, le CONAPSEF est un réseau de 12 organisations qui sont : AFEECO, FENAPEC, FEPAKIN, FEFCO, RAF, RENAFER, NCCN, COPEMECO, COLETCO, LHAAPS, CNFE/FEC, et AFAC. À la suite d’un processus compétitif, elles ont été retenues par l’ONU Femmes pour participer à la mise en œuvre du volet plaidoyer du Projet de Réforme et de Dissémination des textes de lois en faveur des femmes dans le cadre du PADMPME. Leur ambition est de contribuer à une meilleure intégration du genre dans le climat des affaires.

‹‹ il n’y a aucun doute que le gouvernement et le parlement sont favorables à cette préoccupation, mais les femmes souhaitent que des mesures plus hardies soient prises d’urgence pour concrétiser cette volonté politique clairement affichée par le Président de la République. La législation en vigueur contient quelques dispositions favorables à l’entrepreneuriat des femmes à l’image du code du travail, du code minier, du code de la famille notamment. Mais à l’heure actuelle, il n’y a pas encore un texte de loi expressément consacré à l’entrepreneuriat et qui prend en charge les contraintes spécifiquement vécues par les femmes, comme le harcèlement en milieu entrepreneurial, l’insécurité dans les marchés, les tracasseries administratives basées sur le genre, le caractère précaire des unités économiques essentiellement logées dans le secteur informel, entre autres ››, a expliqué Betty Mulanga lors de son discours.

La révision d’un texte juridique suit un processus qui s’étale dans le temps. Tout en maintenant ce combat, les femmes de cette structure pensent qu’il est plus stratégique d’intervenir dans le processus d’une loi en gestation. C’est pourquoi leur attention est concentrée sur l’avant-projet de loi sur l’entrepreneuriat et les start-ups.

En vue de promouvoir l’entrepreneuriat et, plus particulièrement, l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes en République Démocratique du Congo, il est toujours bon de rappeler l’impératif d’égalité par des expressions comme : « sans distinction de sexe », « dans le respect de l’équité et l’égalité de genre », « en tenant compte des besoins spécifiques des différentes catégories sociales », etc.

L’exposé des motifs ne laisse donc pas apparaître que les différentes orientations sont inspirées d’un diagnostic sexo-spécifiques mené en amont. Il ne fait pas référence à la stratégie Nationale de Promotion des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (SNMPME) au Congo alors que la loi est aussi un instrument de mise en œuvre d’une politique. En l’occurrence, la SNPMPME renferme des indications tendant à promouvoir le genre dans le développement des MPME. En particulier, elle pose comme principe que : « La législation et la réglementation s’appliquent sans distinction de sexe ; le droit et les règles du jeu s’imposent de la même manière aux femmes et aux hommes ».

‹‹ En effet, étant donné nous avons toutes et tous la compréhension de la valeur ajoutée de l’intégration de l’égalité et de l’équité , nous CONAPSEF, voulons marcher avec le gouvernement, le parlement et les partenaires vers cet objectif commun de développement ››, a conclu Betty Mulanga.

Grâce Ngoma

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