La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève BAZAIBA MASUDI, a reçu le mardi 16 septembre 2025 une délégation du collectif des conseillers communaux de la ville de Goma (Nord-Kivu).
Au cours de cette audience, les élus locaux ont présenté une note de plaidoyer en faveur des déplacés de guerre originaires de Goma, contraints de fuir leur ville depuis sa prise par les groupes armés du M23 et de l’AFC en janvier dernier.

D’après les chiffres contenus dans le document remis à la ministre d’État, 1 235 déplacés de Goma sont enregistrés à Kinshasa. Ce chiffre comprend 778 hommes, 457 femmes et plus de 3 982 enfants. Le plaidoyer souligne également que sept conseillers communaux eux-mêmes ont été forcés de quitter Goma. La majorité de ces déplacés ont dû abandonner leurs foyers dans le Nord-Kivu pour chercher refuge dans la capitale congolaise.
La situation décrite est jugée alarmante : certains vivent dans des familles d’accueil, tandis que d’autres passent la nuit à la belle étoile, sans assistance suffisante.
S’exprimant au nom du collectif, Cédric TUMUSIFU BADUMBA, président des conseillers communaux déplacés, a appelé à l’implication personnelle de la ministre d’État afin que des solutions urgentes soient mises en place pour venir en aide à ces familles en détresse.

« Nous demandons à la ministre d’État d’être la voix de ces déplacés auprès des instances de décision, pour qu’ils puissent vivre dans des conditions dignes, même loin de leur province d’origine », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que la ville de Kinshasa enregistre depuis plusieurs années un afflux croissant de déplacés internes, conséquence des conflits armés récurrents dans l’Est de la RDC. La récente arrivée des déplacés en provenance de Goma s’ajoute à celles déjà présentes depuis plus d’une décennie, notamment en raison de la guerre d’agression attribuée au Rwanda à travers ses supplétifs du M23/AFC.
Divine LUKOMBO
