Il était 11 heures, le mercredi 1er octobre 2025, quand l’hymne national de la République démocratique du Congo a retenti dans la grande salle de l’hôtel Béatrice à Kinshasa, capitale de la RDC, à l’occasion de l’ouverture officielle de la première journée du Dialogue Intergénérationnel, placé sous le signe de l’inclusion et de la paix durable.

Le protocole d’État a annoncé le déroulé de la journée, avant de céder la place aux allocutions des officiels.

Le Coordonnateur des Nations-Unies en RDC, Bruno LE MARQUIS a rappelé dans son speech l’importance de la solidarité internationale :

« Ce moment doit être bien plus qu’une simple commémoration mais un appel à l’action, un appel à l’unité, un appel à la responsabilité collective et à l’audace de bâtir ensemble une paix durable et inclusive dans ce pays qui en a tant besoin. Ce dialogue ne doit pas être un événement isolé. Il doit s’inscrire dans un processus structuré, jalonné d’engagements clairs, d’actions concrètes, et d’un suivi rigoureux. Les résultats de ce dialogue doivent nourrir les autres initiatives, les renforcer, les éclairer », a-t-il dit.
La représentante de l’Ambassade de Norvège, présente à cet événement, a, au nom des bailleurs, insisté sur le soutien aux initiatives en faveur de l’inclusion.

La représentante du ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique a pour son compte mis en lumière le rôle crucial des jeunes.

Enfin, c’est la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE qui a lancé officiellement l’événement, affirmant avec force que « la paix en RDC ne saurait se construire sans les femmes ».

La solennité a laissé ensuite la place à l’émotion. Sur scène, des slameuses ont déclamé des poèmes dédiés au rôle des femmes dans la société. Leurs mots ont résonné comme un hommage aux mères, éducatrices, militantes et bâtisseuses de paix. Emue, l’assistance a accueilli ces vers comme une vérité trop longtemps oubliée.
Ensuite, la réflexion a repris avec un panel de quatre intervenants. Chacun et chacune des intervenantes a partagé son expérience, ses défis et ses réussites dans la mise en œuvre des résolutions 1325 et 2250.Leurs voix, différentes mais complémentaires, ont rappelé que la paix n’est possible que dans la complémentarité des générations et des genres.

Enfin, la coordinatrice nationale de la Résolution 2250 a dressé un état des lieux des avancées en RDC. Si des progrès sont notés, de nombreux défis persistent également. Mais un message s’est imposé: celui dont les femmes ne doivent plus être reléguées au second plan. Elles sont et resteront les piliers de la paix.
La première journée s’est donc achevée dans cette conviction partagée. Lors de la seconde journée, les participants poursuivront les échanges, portés par une même ambition : bâtir une paix inclusive, durable et intergénérationnelle pour la RDC.

Aggée CHUGA
