Jeudi 17 juillet 2025, à l’école Révérend Kim de Kinshasa, Raïssa MALU, Ministre d’État à l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté a procédé au lancement officiel du TENASOSP (Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle).

Ce test représente une avancée majeure dans la structuration de l’enseignement secondaire en République démocratique du Congo. Il permet à chaque élève de 8e année de s’orienter selon ses aptitudes, ses ambitions et les besoins du pays. Il s’agit d’un pas de plus et pas de moindre vers une école qui révèle les talents et prépare les citoyens de demain.

Cette évaluation concerne cette année près de 1,6 million d’élèves, dont 47 % de filles. Dans son allocution, la Ministre de l’Éducation nationale, Raïssa MALU, a souligné l’importance croissante de la participation des filles dans le processus stratégique d’orientation scolaire.
« Je salue le fait que le nombre de filles a particulièrement augmenté : il est passé de 722 893 en 2024 à 749 157 cette année 2025 », a-t-elle déclaré, mettant en avant une dynamique positive en faveur de l’éducation des jeunes filles.

Malgré la hausse encourageante du nombre de filles inscrites, la ministre a souligné une légère baisse globale des inscriptions en 2024, rappelant ainsi l’importance d’un engagement continu pour assurer un accès équitable à l’éducation. Elle a insisté sur le rôle essentiel des familles, des éducateurs et de toute la communauté éducative pour préserver et renforcer les progrès réalisés.
S’adressant aux parents, elle a lancé cet appel : « Ne cantonnez pas vos filles à des chemins préétablis »,lance-t-elle, plaidant pour une éducation inclusive qui valorise chaque talent, qu’il soit scientifique, littéraire ou artistique.
Au-delà de son rôle d’évaluation des acquis en fin de cycle fondamental, le TENASOSP joue un rôle essentiel dans l’orientation future des élèves. À ce titre, la ministre a lancé un appel aux jeunes filles : « Osez les filières scientifiques et techniques ». Elle les a encouragées à dépasser les stéréotypes et à envisager des carrières traditionnellement peu investies par les femmes, telles que l’ingénierie, la recherche et le développement technologique.
« Le Congo a besoin de plus d’ingénieures, de chercheuses, de développeuses », a-t-elle affirmé, rappelant que ces secteurs sont non seulement porteurs d’avenir, mais aussi essentiels pour relever les défis actuels de la République démocratique du Congo.

Raïssa MALU a également salué la détermination des élèves, notamment ceux issus de zones en conflit. En dépit des violences, filles et garçons ont tenu à passer les épreuves, témoignant de leur profond engagement pour l’avenir.
Divine LUKOMBO
