Ce qui aurait pu devenir un drame irréversible s’est transformé en une fuite miraculeuse.
Il y a près de deux mois, une jeune fille résidant dans la commune de Masina, un quartier populaire de Kinshasa, a été enlevée par un groupe de ravisseurs et transportée vers Maluku, une commune périphérique dans l’est de la capitale de la République démocratique du Congo.

Selon les premières informations, issues de la Mère de la fille, Toto KANOMATA, agent à la RTNC, les kidnappeurs avaient exigé de la famille la somme de 1800 dollars américains en échange de sa libération. Une rançon qui dépasse largement les capacités financières de la famille. Pendant plusieurs jours, les proches de la victime ont vécu dans la peur et l’incertitude, recevant des appels menaçants et des instructions strictes de la part du groupe criminel.

Mais c’est au cours de la nuit du mardi 22 juillet 2025 que le destin a basculé. L’un des ravisseurs, apparemment touché par la situation de la jeune fille ou pris de remords, lui a permis de s’évader sans alerter le reste du groupe. C’est dans une obscurité pesante qu’elle a fui, seule, sans repère, jusqu’à croiser de l’aide sur son chemin et regagner un lieu sûr.

La famille, encore sous le choc, a confirmé le retour sain et sauf de leur fille et appelle les autorités à renforcer la sécurité dans les quartiers périphériques et à ouvrir une enquête approfondie.
Aucun suspect n’a encore été arrêté, et la victime reste traumatisée par ce qu’elle a vécu.
Ce cas relance les débats sur la vulnérabilité des jeunes filles dans les grandes agglomérations et l’impunité entourant les réseaux de kidnappings urbains. Tandis que la population célèbre une fin heureuse, les appels à une mobilisation collective contre les enlèvements se font de plus en plus pressants.
Eric KIYOMBO
