Un atelier national consacré à l’analyse sensible au genre des accords de paix et à l’élaboration d’un agenda des femmes pour le suivi de leur mise en œuvre s’est ouvert ce jeudi 18 décembre à l’Hôtel Élais, à Kinshasa.

Organisée par ONU Femmes, en partenariat avec le Ministère du Genre, Famille et Enfant, et l’appui du Royaume de Norvège, cette rencontre de deux jours vise à renforcer la participation des femmes dans les mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des accords de paix, dans un contexte sécuritaire marqué par des conflits persistants à l’Est de la République démocratique du Congo.
L’objectif de l’atelier est de s’assurer que les femmes ne soient pas seulement intégrées aux processus de paix, mais qu’elles y jouent un rôle actif et structurant.

Trois interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. La représentante de la société civile féminine, Thérèse NZALE a souligné la nécessité d’examiner de manière critique les accords de paix existants afin d’en identifier les insuffisances et de formuler des propositions concrètes et inclusives, impliquant pleinement les femmes et les communautés concernées.

Pour sa part, Valéry KABAMBA, représentant par l’intérim d’ONU Femmes, a rappelé que la participation des femmes constitue un levier essentiel pour la durabilité des processus de paix. Il a indiqué que plusieurs cadres de paix notamment ceux de Luanda, Nairobi, Doha et Washington sont actuellement en cours, soulignant que l’expérience démontre que la qualité des acteurs impliqués conditionne l’efficacité de leur mise en œuvre.

Clôturant les allocutions, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE, a officiellement lancé les travaux. Elle a insisté sur la complémentarité des différents accords de paix en cours et appelé à la confiance envers les institutions nationales, évoquant notamment l’accord signé le 4 décembre à Washington entre la RDC et le Rwanda.

Les travaux de l’atelier se poursuivent avec des exposés techniques et des échanges sur les enjeux liés à une mise en œuvre inclusive des accords de paix. À l’issue des deux jours, une feuille de route définissant le rôle des femmes dans le suivi des engagements pris par la RDC devrait être élaborée.

Aggée CHUGA
