Le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Droits des Femmes (RJPF) par le truchement de sa chargée de communication Nathalie DEMBASUKA exprime sa profonde indignation suite aux violences subies par une femme après son accouchement à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, à Kinshasa.

Selon les images et témoignages relayés dans l’opinion publique, la patiente a été victime d’actes de maltraitance, d’insultes et de violences physiques dans un moment de grande vulnérabilité. Des faits jugés graves, qui constituent une atteinte à la dignité de la femme et une violation flagrante de ses droits fondamentaux.

Pour le Réseau, la maternité doit être un espace de protection, d’accompagnement et d’humanisation des soins. Aucune femme ne devrait être humiliée, maltraitée ou violentée au moment où elle donne la vie. Les violences obstétricales, sous toutes leurs formes, sont inacceptables et doivent être sanctionnées avec fermeté.
Le RJPF salue par ailleurs les démarches déjà engagées par les autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies.
Face à cette situation, le Réseau appelle notamment à la protection des femmes dans les structures de santé, au respect strict de la déontologie médicale, à des sanctions exemplaires contre tout acte de violence, ainsi qu’au renforcement de l’humanisation des soins dans les maternités. Il plaide également pour la mise en place de mécanismes de dénonciation accessibles aux victimes.

Le Réseau invite toute victime ou témoin de violences à dénoncer ces actes en appelant le 122, numéro d’alerte mis à la disposition du public par le bureau de la conseillère spéciale du chef de l’état en matière de jeunesse et lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans la foulée, le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Droits des Femmes annonce le lancement d’une campagne digitale urgente pour dire non aux violences faites aux femmes dans les maternités et rappeler que chaque femme a droit à un accouchement dans la dignité.
Pour le RJPF, donner la vie ne doit jamais exposer une femme à la violence.
Esther MPEZO
