L’Association des Femmes Médecins Œuvrant en République démocratique du Congo (AFEMOCO) Kinshasa, a exprimé sa profonde indignation face à l’incident survenu à l’Hôpital général de référence de Kinkole, où une femme en période post‑accouchement a subi des soins qualifiés de « non humanisés ».
Son médecin soignant lui a fait subir une violence physique inacceptable.

Dans un communiqué signé par sa présidente ad intérim , Dr Édith SHEKA, l’AFEMOCO condamne avec fermeté ces pratiques jugées contraires à l’éthique médicale, aux droits fondamentaux des patientes et aux normes de qualité en santé de la reproduction.

« Toute femme a droit à des soins respectueux, dignes, compatissants et exempts de toute forme de violence, d’abus ou de négligence, particulièrement à un moment aussi vulnérable que celui de l’accouchement », souligne le message.
Un appel à l’enquête et aux sanctions
L’association appelle l’Ordre des médecins à diligenter une enquête rigoureuse afin d’établir les responsabilités et de prendre les mesures disciplinaires appropriées. Elle insiste sur le fait que le respect de la dignité humaine doit rester un pilier essentiel de la pratique médicale.
Humaniser les soins maternels
Au-delà de ce cas, l’AFEMOCO exhorte l’ensemble du personnel de santé à renforcer l’humanisation des soins, conformément aux recommandations nationales et internationales en matière de santé maternelle.

Engagement renouvelé
L’organisation réaffirme son engagement à promouvoir des soins de qualité, respectueux des droits des femmes, et à lutter contre toutes les formes de maltraitance en milieu hospitalier.
Cet incident, survenu dans un établissement public de Kinshasa, met en lumière les défis persistants de la prise en charge maternelle en RDC et relance le débat sur la nécessité de placer la dignité et l’humanité au cœur des pratiques médicales.

MMK
