La Primature a connu une ambiance inhabituelle dernièrement, mais hautement symbolique. Habituellement réservée aux grandes décisions de l’État, elle s’est transformée en un espace de ferveur populaire, accueillant plus d’un millier de femmes, d’enfants, de veuves et d’orphelins des militaires et policiers venus exprimer leur reconnaissance à la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA.

Issues de plusieurs camps militaires et policiers de la capitale, ces femmes et enfants, membres de l’ASBL Telema Mwana ya Mapinga (TMM/ASBL) et d’autres organisations citoyennes engagées dans la défense des droits des dépendants des hommes en uniforme, ont tenu à saluer la concrétisation des engagements du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Au centre de cette mobilisation figurent notamment le doublement de la solde des militaires et policiers ainsi que l’instauration d’une prime spécifique pour les éléments déployés au front et en zones de combat.
Une mobilisation populaire sous le signe de la gratitude
Malgré la pluie qui s’est abattue sur Kinshasa, la mobilisation est restée pacifique, joyeuse et fortement symbolique. Chants, danses, fanfare et slogans de reconnaissance ont rythmé cette manifestation spontanée, perçue par les participants comme un moment historique. Loin de décourager la foule, la pluie a été accueillie comme une bénédiction.

Surnommée affectueusement « Maman double double », la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA est allée à la rencontre des manifestants. Sous les trombes d’eau, elle les a invités à se regrouper dans le jardin de la Primature afin d’écouter leur mémorandum. Un instant de communion forte s’est alors instauré entre la Cheffe du Gouvernement et les familles de ceux qui assurent quotidiennement la défense de la Nation, parfois au prix du sacrifice suprême.

En signe de reconnaissance, des présents symboliques, essentiellement composés de produits champêtres issus de leurs activités quotidiennes, ont été remis à la Première Ministre.
Judith SUMINWA : « La sécurité passe par la dignité des familles »
Prenant la parole devant les femmes et enfants des militaires et policiers, Judith SUMINWA TULUKA a rappelé la vision et les priorités fixées par le Chef de l’État.

« Lorsque le Président de la République m’a confié la direction du Gouvernement, il a fait de la sécurité et de la défense des priorités majeures. Et cette sécurité ne peut être effective sans l’amélioration des conditions de vie des militaires, des policiers et de leurs familles », a-t-elle déclaré.
La Cheffe du Gouvernement est revenue sur l’impact du doublement de la solde :

« Sur instruction du Président de la République, nous avons doublé la solde des militaires et des policiers. Cette mesure a permis d’améliorer le quotidien de nombreuses familles et de mettre fin à certaines pratiques. Nous sommes conscients qu’il reste encore beaucoup à faire, et nous continuerons à avancer sous l’impulsion du Chef de l’État. Vos préoccupations ont été entendues et, seront transmises au Président de la République ».
Un mémorandum porteur de reconnaissance et d’engagement républicain
Le mémorandum des femmes et enfants des militaires et policiers a été lu par Christella KIAKUBA, coordonnatrice de l’ASBL Telema Mwana ya Mapinga.
Dans ce document, les signataires expriment leur profonde gratitude pour les réformes sociales engagées par le Gouvernement et réaffirment leur attachement aux institutions de la République. Ils insistent également sur leur engagement patriotique, leur soutien aux institutions légalement établies et leur détermination à accompagner toute initiative visant à renforcer la cohésion nationale et la dignité des familles des hommes en uniforme.

Des réformes sociales à portée historique
Parmi les avancées saluées figure l’intégration historique des militaires et policiers au régime de sécurité sociale de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP). Cette mesure garantit désormais une pension de retraite digne ainsi qu’une couverture contre les risques professionnels, l’invalidité et le décès, dans le cadre d’un système contributif dont 12 % de la cotisation sont pris en charge par l’État.
À la Primature, sous la pluie et dans une atmosphère de reconnaissance collective, les femmes et enfants des militaires et policiers ont célébré bien plus qu’une réforme sociale : ils ont salué une gouvernance attentive à la dignité de ceux qui protègent la République.

MMK
