Le 17 septembre 2025, les lumières du monde de la santé se braquent sur un droit fondamental trop souvent négligé : celui de recevoir des soins sûrs et de qualité, dès les premiers instants de la vie.
Dans une maternité d’un quartier populaire ou dans un hôpital de pointe, un nouveau-né pousse son premier cri. Ce cri est un appel à la vie, mais aussi, silencieusement, une demande de protection. Car dès la naissance, chaque enfant entre dans un système qui peut sauver ou blesser.
C’est cette réalité universelle, parfois invisible, que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) veut remettre au centre des priorités à travers la Journée Mondiale de la sécurité des patients, célébrée chaque année le 17 septembre depuis son adoption en 2019 par les 194 États membres.
Le thème de cette année 2025 « la sécurité des patients et patientes commence dès la naissance », résonne comme un cri de ralliement : les nouveau-nés et jeunes enfants, en raison de leur fragilité et de leur dépendance, sont plus exposés à des risques évitables. Trop souvent, leur petite taille et leur grande vulnérabilité ne sont pas prises en compte dans les protocoles médicaux.

Les enfants ne parlent pas pour eux-mêmes. Ce sont les adultes, parents, médecins, décideurs qui portent leurs voix. Et trop souvent encore, des enfants issus de milieux modestes voient leurs droits à des soins adaptés leur échapper, faute de moyens, d’infrastructures ou d’attention.
Un seul incident peut laisser une trace indélébile sur la santé ou le développement d’un enfant. C’est pourquoi cette journée mondiale ne se limite pas à une date sur le calendrier. Elle est un appel à l’action, une prise de conscience collective.
Nous avons tous un rôle à jouer, que l’on soit soignant, parent, gestionnaire, ou simple citoyen, notre responsabilité est partagée : garantir à chaque enfant, entre la naissance et neuf ans, un accès aux soins de santé sans préjudice.
Aggée CHUGA
