Célébrée chaque 23 septembre de l’année, la Journée internationale des langues des signes vise à rappeler l’importance de l’inclusion, de l’égalité d’accès à la communication et des droits fondamentaux pour les personnes sourdes.
Cette année 2025, le thème retenu est “Pas de droits humains sans droits en langue des signes”. Il met l’accent sur la nécessité d’actions concrètes pour garantir à chacun le droit d’apprendre, de s’exprimer et de vivre pleinement dans sa langue.

Pour les femmes sourdes, cette journée revêt une signification particulière. Déjà confrontées aux discriminations liées au handicap, elles doivent en plus faire face aux inégalités du genre. Beaucoup sont exclues du système éducatif, privées d’un accès adapté aux soins de santé ou sont victimes de violences qu’elles ne peuvent pas dénoncer par manque d’interprètes. Elles vivent souvent une double invisibilité.

Promouvoir la langue des signes, ce n’est pas seulement une question linguistique, c’est reconnaître une culture, une identité, un droit. Pour une femme sourde, maîtriser sa langue, c’est accéder à l’éducation, à la santé, à l’information et à la justice; c’est pouvoir exister pleinement dans la société.

En RDC, bien que des associations et des militantes comme “la Voix des femmes sourdes” luttent au quotidien pour une société plus inclusive, il reste beaucoup à faire. Il est urgent que l’État reconnaisse officiellement la langue des signes, forme des interprètes et rend accessibles les services essentiels aux personnes sourdes, en particulier les femmes et les filles.
En cette journée du 23 septembre, il est crucial de rappeler que la langue des signes n’est pas une option. C’est un droit. Et garantir ce droit, c’est faire un pas de plus vers l’égalité réelle, pour toutes et tous, sans distinction.
Germaine BAKAMBANA
