Journée internationale de la Paix: Les femmes en sit-in devant le parlement pour exiger la paix 

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La Journée Internationale de la Paix, célébrée le 21 septembre de chaque année, a été une occasion propice en cette année 2022 , pour les femmes de Kinshasa, regroupées au sein de la Dynamique Nationale pour la Paix, l’unité et la Sécurité (DYNUPS), pour exiger la paix sur l’ensemble du territoire national, à l’Est, en Ituri, à Kwamouth, etc.

Elles ont organisé un sit-in devant le parlement Congolais, avant de déposer leur Mémorandum au Bureau du Speaker de la Chambre basse, Christophe Mbosso.

Pour la Porte Parole circonstancielle, Benny Neze, toutes les organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des droits de l’homme et pour la consolidation de la paix, demandent que les parlementaires puissent s’impliquer pour que l’article 52 de la Constitution de notre pays soit respecté en son entièreté. Ce dernier stipule que, « Tout congolais a droit à la paix et à la sécurité, tant sur le plan national qu’international. Aucun individu ou groupe d’individus ne peut utiliser une portion du territoire national comme base de départ d’activités  subversives ou terroristes contre l’État  Congolais ou tout autre Etat ». 

A cet article, Benny Neze a ajouté les articles 62 de la Constitution et 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, qui stipule que , « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ».

Dans le Mémorandum déposé, les Femmes exigent, « la fermeture de toutes les frontières avec le Rwanda ; la suspension des relations diplomatiques avec le Rwanda ; que les signataires de l’Accord d’Addis-Abeba du 24 Février 2013, en l’occurrence ,le Rwanda et l’Ouganda , puissent  respecter cet Accord et  le mettre en œuvre ; que le Rwanda cesse de fournir de l’assistance aux groupes armés ; que l’Ouganda arrête immédiatement toute forme de soutien aux rebelles de M23 pour avoir facilité leur passage jusqu’à Bunagana … ».

Des recommandations qui font suite aux graves violations des droits humains, constatés sur terrain, tels que, les massacres, les assassinats, les kidnapping, les viols, les bombardements des infrastructures civiles, un grand nombre d’avortements chez les femmes enceintes et des morts nés dans des camps de réfugiés et déplacés,avec des conséquences néfastes sur la population civile, en particulier sur les femmes et les enfants.

C’est pourquoi, ces femmes, réunies au sein  de DYNUPS, demandent au gouvernement congolais de doter les FARDC d’un budget conséquent , et d’un appui logistique convenable, pour mettre en déroute ces terroristes des M23.

C’est par les mots, « courage aux FARDC ,avec la détermination du Président Félix Antoine Tshisekedi,  nous avons foi que la paix va régner. Car notre armée est forte », que les manifestants ont quitté le Parlement congolais, vers l’Ambassade de l’Ouganda, pour déposer le même Mémorandum, pour la simple raison que ce pays de Yoweri Museveni, avait facilité l’entrée  des M23 sur notre territoire.

Jean Pierre Katenda 

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